VIH/ Sida Archive

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Risque cardiovasculaire chez les malades du Sida

Posted on 05 janvier 2010 (0)

Comme ailleurs dans le monde, à Ouagadougou aussi, les patients du Sida sous traitement des Antirétroviraux (ARV) sont exposés à des complications cardiovasculaires. Toutefois, « le rapport bénéfice/risque du traitement ARV reste tout à fait favorable » et les malades doivent poursuivre leur thérapie. C’est la conclusion de la thèse de médecine que Clovis Simplice Kiswendsida Sawadogo a brillamment soutenu sur le thème des « Facteurs de risque cardiovasculaire chez les personnes vivant avec le VIH à l’ère des combinaisons des ARV à Ouagadougou ». C’était le 8 décembre 2009 à l’université de Ouagadougou.m

Généralement, c’est chez des sujets âgés de plus de 40 à 50 ans que l’on pouvait observer un syndrome coronarien aigu. Et le plus souvent, ces personnes étaient des fumeurs. Mais dans sa position d’étudiant en 7e année de médecine, Clovis Simplice Kiswendsida Sawadogo a constaté que ce syndrome touchait une population de plus en plus jeune.

Intrigué, il s’est intéressé à la question et s’est vite rendu compte que ces sujets étaient pour la plupart des personnes vivant avec le VIH et étaient sous traitements des ARV depuis quelques années.

Selon Pr Joseph Drabo, chef de service de médecine interne, « ces patients sous ARV présentent notamment un certain nombre de troubles que l’on regroupe sous le nom de facteurs de risques cardiovasculaires, parmi lesquels il y a une prise de poids qui est repartie au niveau abdominal. De même ils ont une répartition de graisse qui est irrégulière et qui s’associe à un syndrome qu’on appelle le syndrome métabolique, lequel regroupe des troubles lipidiques (les graisses) mais aussi une hypertension artérielle et parfois un diabète sucré ».

Décidé d’en savoir davantage sur ce phénomène, M. Sawadogo en a fait l’objet de sa thèse de médecine afin de mieux comprendre les raisons de ces complications cardiovasculaires chez les malades du Sida. Dans ses travaux, il a été encadré par le Pr Patrice Zabsonré et Dr André Samadoulougou respectivement directeur et co-directeur de la thèse de Clovis Simplice Kiswendsida Sawadogo.

Le 8 décembre 2009, l’étudiant était face à un jury présidé par le Pr Joseph Drabo pour présenter et soutenir sa thèse. Il a justifié que pour des raisons budgétaires, il avait limité son échantillon à 100 personnes et que cela l’empêchait du coup de pouvoir mener une grande étude qui pourrait éventuellement et indiscutablement « établir un véritable lien de causalité entre ARV et risque coronarien ».

Cependant, il a avoué avoir remarqué une accentuation du risque coronarien aigu chez la population qu’il a étudié. Ces perturbations s’observant surtout chez « les patients ayant des inhibiteurs de la protéase dans leur combinaison ARV et après une durée de traitement supérieur à 30 mois ». Mais loin de lui l’idée d’alarmer les malades du Sida ou de les pousser à abandonner leur thérapie.

Au contraire, il estime que « le rapport bénéfice/risque du traitement ARV reste tout à fait favorable aux patients » même s’il faut dorénavant sensibiliser ces derniers et les soignants afin de dépister et de traiter précocement les complications cardiovasculaires. « Nous devons dès à présent avoir un regard sur les complications métaboliques liées aux ARV car leurs prises en charge sont plus difficiles et plus coûteuses » que le traitement du Sida.

Sa thèse a été sanctionnée par la « mention très honorable avec les félicitations du jury ». Le jeune docteur a dédié son travail à sa famille « pour tous les sacrifices consentis des années durant » et a remercié tous ceux qui l’ont conseillé et accompagné dans la réalisation de sa thèse.

San Evariste Barro, l’Observateur

Plus de 130 cas de Sida à Annaba

Posted on 05 décembre 2009 (0)

sidaLors de la célébration de la Journée mondiale du Sida, le directeur de la Santé a déclaré que 133 cas de sida ont été confirmés dans cette wilaya : «rien que pour cette année, on a enregistré 13 cas, des chiffres inquiétants avec ceux enregistrés au niveau national, soit 2.900 cas.

Beaucoup de citoyens dans la région hésitent encore à faire des dépistages, alors qu’il existe des services spécialisés dans ce domaine au niveau de la cité «Safsaf», a souligné ce responsable en appelant les citoyens à se faire examiner, car les risques, dira-t-il, sont nombreux.

T. Z.

Journée mondiale de lutte contre le sida

Posted on 03 décembre 2009 (0)

0La Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le premier jour du mois de décembre de chaque année, est là pour rappeler à l’humanité que ce spectre viral se fait de plus en plus menaçant pour une bonne partie de celle-ci.

Celle qui souffre déjà de la faim, des maladies infectieuses, tuberculose, paludisme notamment, et de conflits armés. L’hémisphère sud de la planète subit les contrecoups d’une globalisation économique qui ne fait aucune place aux démunis et d’une déglobalisation de la détresse humaine, que les pays riches ne lui partagent pas. Carla Bruni Sarkozi, première dame de France et ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme (GFATM), interrogée sur son implication dans cette lutte, par l’animateur de l’émission « L’invité » de TV5 Monde, avoue qu’elle y est venue grâce aux pertes en vies humaines dans le monde de la mode quand elle exerçait le métier de mannequin. Tout à son honneur cet éveil de conscience mais qui aurait pu être tardif, si sa richissime corporation n’avait pas été touchée. Même la perte de son propre frère par cette maladie qui, dit-elle, a bénéficié des meilleurs soins de l’époque, n’a pas constitué le principal motif de son engagement philanthropique. Michel Kazatchine, Directeur du Fonds mondial, présent sur le plateau, appelle au financement des programmes destinés aux pays à faibles ou à revenus moyens.

Ces fonds d’aide ont participé à permettre à ces pays d’élever des barrières préventives, non pas pour juguler la pandémie, mais d’endiguer ses effets majeurs dont la grande mortalité en zones africaines subsahariennes, en Amérique latine et en Asie du Sud-Est. L’offre de soins par les antiretroviraux a donné un coup d’arrêt significatif à la maladie et à sa transmission de la mère à l’enfant. Notre pays, qui a bénéficié d’un financement équivalent à 9.000.000 de dollars US sur trois ans, n’a pu obtenir que 7.000.000 USD de déboursement étalé sur quatre ans.

Les multiples atermoiements d’organismes tutélaires internationaux basés dans des pays « frères », encore eux, ont tout fait pour que notre pays ne soit pas éligible à un financement quinquennal qui pouvait courir à partir de janvier 2009. On nous rappelait poliment que d’autres pays, non producteurs d’hydrocarbures, sont plus que nous dans le besoin. Par contre, ces mêmes pays tirent de substantiels dividendes du tourisme et autres produits culturels.

Si la mortalité en Europe a été drastiquement réduite par le développement technologique en matière de trithérapie et quadrithérapie, l’incidence épidémiologique ne semble pas évoluer dans le sens décroissant, notamment dans la population homosexuelle pour laquelle les moyens éprouvés de prévention sont depuis longtemps mis à disposition. Le latex (préservatif) est selon les propos du directeur du Fonds mondial : « le vaccin » à 100 % efficace dans la lutte contre le Sida » ; ajoutant que son institution a aidé à l’acquisition de plus d’un milliard et demi d’unités de préservatifs par les pays concernés par le programme.

Qu’en est-il dans notre pays ? S’il fallait étalonner l’épidémie nationale et au vu de la situation épidémiologique de la wilaya de Tamanrasset, l’observateur non averti dirait que le tableau est sombre au regard du bond évolutif des cas enregistrés entre 2002 (12) et 2009 (250). Cette évolution est sans nul doute due à l’intensification du dépistage par la création de centres de dépistages volontaires et, par conséquent, de la retombée des effets de l’opprobre stigmatisante de l’entourage et la mise en service de centres de références pour le traitement palliatif par la trithérapie dont celui de Tamanrasset, wilaya soumise aux flux de mobilité migratoire.

Kamel Sanhadji a évoqué, lors de la journée d’études organisée par l’université de Tébessa, les chances de survie qui ont été portées à vingt ans par la multithérapie. En ce qui concerne la sensibilisation, les tabous sont depuis longtemps tombés. L’action multisectorielle qui a soutenu le Plan Stratégique National a été porteuse et prometteuse ; c’est ainsi que le ministère des Affaires religieuses et du Wakf est probablement le pionnier en matière de lutte contre le Sida dans le monde islamique.

Il est devenu une référence pour les organisations sanitaires et humanitaires onusiennes. Les ministères de l’Enseignement supérieur et de l’Education Nationale ont porté le combat dans les campus et les unités de dépistage et de suivi. Les ministères de la Justice, de la Jeunesse et des Sports et la Direction générale de la Sûreté nationale ne sont pas en reste ; chacune de ces institutions a effectué un travail méritoire dans le domaine préventif, dans le cadre des missions dévolues ou dans celui de la population concernée.

Le mouvement associatif, thématique ou généraliste, a abattu un travail qui est devenu le modèle à suivre pour beaucoup de pays du croissant moyen-oriental. A ce titre, il y a lieu d’évoquer l’Association « El-Hayat » des personnes vivants avec le V.I.H et dont il faut saluer le courage de l’une de ses premières fondatrices et présidente qui a, à visage découvert, fait connaître le monde précédemment nimbé des séropositifs et des malades. Cette ONG a permis à beaucoup de malades de vivre normalement, en assumant leur maladie par l’intégration socio-professionnelle et l’activité associative.

Les associations thématiques AIDS Algérie et Solidarité AIDS d’Alger ont depuis longtemps investi le terrain et oeuvrent pour fédérer d’autres bonnes volontés.

La Fondation pour la promotion de la recherche médicale (Forem) déjà sur plusieurs fronts, notamment la protection de l’enfance, a développé un programme qui couvre plusieurs wilayas. Il serait injuste de ne pas citer les associations « Aniss » de Annaba qui a choisi Lotfi Double canon comme cheval de bataille pour « infiltrer » le monde juvénile ou les associations culturelles de « Sidi Houari » d’Oran ou « L’étoile » d’Akbou. Ce réseau, qui a eu le mérite de s’implanter durablement, doit être relayé par d’autres organismes caritatifs dans le même registre. Les Scouts musulmans, le Croissant-Rouge et l’Association nationale d’alphabétisation « IQRAA », mieux implantés territorialement, peuvent constituer la locomotive de cet immense train de l’entraide solidaire. Il suffit que l’objectif commun soit bien cerné et les moyens financiers et techniques bien distribués. A la veille du retour des Hadji, porteurs potentiels probables du virus H1N1 de la grippe porcine, toutes ces potentialités humaines devraient être mises en branle, si ce n’est déjà fait. Le savoir-faire acquis par l’expérience acquise dans le domaine de la sensibilisation et dans la prise en charge psychologique peut être le grand réservoir dans lequel les pouvoirs publics peuvent puiser des énergies insoupçonnées. Il suffira juste de les solliciter, la récente campagne soudanaise est là, pour nous le rappeler si besoin était.


Farouk Zahi

Femmes et sida : Le préservatif comme rempart

Posted on 02 décembre 2009 (0)

0Les jeunes filles et les femmes se voient régulièrement refuser des informations sur les préservatifs et l’accès à ceux-ci. Elles n’ont souvent pas les moyens de négocier l’utilisation des préservatifs. Dans de nombreux milieux, les hommes se montrent réticents à les utiliser et il faut en avoir conscience lorsque l’on conçoit des programmes de promotion des préservatifs. Les préservatifs féminins peuvent offrir aux femmes un meilleur moyen de contrôle pour se protéger. Les femmes resteront cependant extrêmement vulnérables à l’exposition au VIH jusqu’à ce que les hommes et les femmes partagent des pouvoirs équitables lorsqu’ils prennent des décisions relatives à leurs relations mutuelles.

Environ 45 % des 2,7 millions de personnes infectées par le virus du Sida sont des jeunes de 15 à 24 ans et les jeunes filles sont exposées à un risque d’infection plus important que les garçons. L’utilisation du préservatif est une composante essentielle d’une stratégie complète, efficace et durable de prévention et de traitement du VIH.La prévention est le fondement de la riposte au sida. « Les préservatifs sont une composante essentielle et font partie intégrante de programmes complets de prévention et de soins, et il faut accélérer leur promotion », rappelle l’Onusida.

Selon les Nations Unies, « le préservatif masculin en latex est la seule technologie disponible la plus efficace pour réduire la transmission sexuelle du VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles », même s’il ne protège pas à 100%. La recherche de nouvelles technologies de prévention, telles que les vaccins contre le VIH et les microbicides, continue d’avancer, mais les préservatifs resteront le principal outil de prévention pour un très grand nombre d’années encore. Les préservatifs sont une composante essentielle des stratégies de prévention que les personnes peuvent choisir de combiner à différents moments de leur vie pour réduire leur risque d’exposition sexuelle au VIH. Celles-ci incluent : retarder l’âge du premier rapport sexuel, s’abstenir sexuellement, prendre des risques moindres en étant – et en restant – fidèle à son partenaire lorsqu’aucun des deux partenaires n’est infecté, réduire le nombre de partenaires sexuels, utiliser correctement et régulièrement des préservatifs, se faire circoncire.

Sida : vers un dépistage systématique ?

Posted on 02 décembre 2009 (0)

0Devant la persistance d’un retard au dépistage affectant certains groupes de personnes ne se considérant pas comme « à risque », et compte tenu de la progression de l’épidémie d’infection par le VIH en France, la Haute Autorité de Santé voudrait qu’un dépistage de l’infection par le VIH soit proposé à l’ensemble des Français âgé de 15 à 70 ans, même ceux qui ne sont pas exposés à un risque de contamination ou caractéristique particulière.

La Direction Générale de la Santé (DGS) a saisi la Haute Autorité de Santé (HAS) afin que soient mises à jour les bonnes pratiques de dépistage de l’infection par le VIH en fonction de l’évolution des tests de dépistage et de l’épidémie de VIH. A la demande de la DGS, le premier volet de ces recommandations en santé publique concernant les modalités de réalisation des tests de dépistage, abordant en particulier la place des TDR dans les stratégies de dépistage de l’infection par le VIH a fait l’objet d’une diffusion en octobre 2008. Le présent document aborde les questions d’évaluation relatives à la pertinence d’une évolution des stratégies et du dispositif de dépistage. La HAS tient cependant à souligner que les deux volets ne peuvent être dissociés et constituent une réponse globale aux enjeux du dépistage de l’infection par le VIH en France.

A l’issue de l’analyse de la situation du dépistage de l’infection par le VIH en France, et à partir des éléments fournis par la revue de la littérature et le modèle développé dans le contexte épidémiologique français afin d’évaluer l’efficacité et l’efficience de différentes stratégies de dépistage de l’infection par le VIH en France, plusieurs pistes d’évolution ont été dégagées.

Elles concernent les principales démarches d’accès au dépistage en France (recours individuel volontaire et proposition systématique) et ne considèrent pas les deux autres stratégies de dépistage (dépistage obligatoire et détection précoce des signes cliniques évocateurs d’une infection établie par le VIH ou de Sida1) qui ont été volontairement exclues du champ des présentes recommandations. Le dispositif actuel de dépistage a également été réinterrogé à la lumière des évolutions envisagées des stratégies de dépistage.

Les Etats-Unis mobilisés contre le Sida

Posted on 02 décembre 2009 (0)

sida« Dans sa prochaine phase le Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida (PEPFAR) appuiera une approche globale et pluriministérielle dans de nombreux pays afin d’accroître la prise de conscience, d’atténuer les préjugés et d’assurer des services à des stades plus précoces. Nous devons soutenir des services qui soient ouverts et accessibles à tous, quels que soient leur sérospécificité, leur orientation sexuelle ou leur sexe. Nous travaillerons à mettre un terme à la discrimination et à la marginalisation que subissent les populations qui sont le plus à risque. », a déclaré la secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton.

Lancé en 2003, le Plan présidentiel d’aide d’urgence à la lutte contre le sida, ou PEPFAR, vise une dimension mondiale et représente l’engagement le plus important jamais consenti par un seul pays pour combattre une maladie unique. Au titre du PEPFAR, le gouvernement des États-Unis a déjà consacré plus de 25 milliards de dollars à la lutte mondiale contre le sida.

Confier aux pays la direction des programmes

Soucieux de garantir la pérennité des investissements mondiaux en matière de santé publique, les États-Unis s’attacheront à confier la direction des programmes de lutte antisida aux pays partenaires de manière à mieux en assurer la longévité. Cette priorité nous permettra aussi de maximiser l’aide au développement et d’étendre les possibilités de progrès à davantage de personnes dans un nombre accru de pays.

Le PEPFAR accroîtra la capacité des gouvernements partenaires de planifier, de diriger et de gérer les programmes, de dispenser des services de qualité avec la participation de la société civile et des autorités locales, et de financer des programmes de santé. Un profond engagement du gouvernement national est essentiel car au final chaque gouvernement est responsable de la promotion de la santé publique nationale.

L’Initiative mondiale de santé du gouvernement Obama

Le président Obama s’est engagé à consacrer 63 milliards de dollars au cours des six prochaines années à son Initiative mondiale de santé. Il s’agit d’un montant extraordinaire qui illustre la détermination du gouvernement Obama de promouvoir la santé dans le monde en développement.

Cette initiative appuiera l’engagement permanent des États-Unis relatif à des priorités telles que le sida, la tuberculose et le paludiame et intégrera les programmes actuels à d’autres se rapportant à la santé maternelle et infantile, à la planification familiale et aux maladies tropicales négligées.

Les derniers résultats du PEPFAR

• Aujourd’hui, on estime à 4 millions le nombre d’habitants de pays à faible ou à moyen revenu ayant accès à un traitement antirétroviral. Plus de la moitié de ces hommes, femmes et enfants reçoivent l’aide du peuple américain.

• Par le PEPFAR, le peuple américain a également soutenu des programmes de soins en faveur de plus de 10,1 millions de personnes dans le monde, dont plus de 4 millions d’orphelins et d’autres enfants vulnérables.

• Près de 240.000 bébés sont nés séronégatifs grâce aux programmes appuyés par le peuple américain et visant à prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant.

• Grâce au PEPFAR, de 2003 à fin 2008, le peuple américain a facilité près de 57 millions de visites médicales, qu’il s’agisse de conseils professionnels ou de tests de dépistage.

1.200 cas de sida en 10 ans à l’Ouest

Posted on 02 décembre 2009 (0)

Sida2En dépit des campagnes de sensibilisation, le nombre de nouveau cas de porteur du virus du Sida ne cesse d’augmenter. Le service des maladies infectieuses du centre hospitalo-universitaire d’Oran, seule structure spécialisée dans la prise en charge de cette catégorie de malades au niveau de la région ouest du pays, a enregistré durant les dix dernières années quelque 1.200 nouveaux cas de porteurs du virus. La majorité sont âgés entre 20 et 50 ans et dans 90 % des cas, les relations sexuelles non protégées étaient à l’origine de la transmission du virus. Ce service, qui est un centre de référence pour la région ouest, enregistre annuellement entre 150 et 200 nouveaux cas de porteur du virus.

Durant les sept premiers mois de l’année en cours, un centaine de nouveaux cas de VIH dans la majorité sont des séropositifs ont été enregistrés à Oran, contre 94 nouveaux cas durant le premier semestre de l’année écoulée, selon les chiffres officiels communiqués par la direction de la Santé et de la Population de la wilaya d’Oran en 2008. Tout semble dire que le nombre de cas de Sida est en augmentation à Oran. Il est passé de 9 nouveaux cas en 2005 et 70 séropositifs à l’ouest du pays à 44 nouveaux cas (Oran) en 2007, pour atteindre 240 cas en 2008.

Ces chiffres, très inquiétants, ne reflètent pas toute la réalité, puisque certains séropositifs ignorent qu’ils sont porteurs du virus et de nombreux sidéens ne déclarent pas leur maladie de crainte de la ségrégation. D’autre part, et à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le virus du Sida, l’association Smile en partenariat avec le Centre culturel français d’Oran ont organisé, hier, un après-midi thématique sur cette maladie. Sous le slogan «Smile stop AIDS», plusieurs activités était au menu de cette rencontre qui a regroupé des spécialistes, les membres de l’association et des jeunes venus s’informer de la conduite à tenir sur le plan préventif et de «corriger les idées reçues relatives notamment aux modes de contraction et de transmission de la pathologie du sida». Au programme, un sondage vidéo, suivi par une conférence-débat animée par le docteur F.Razik, la projection de courts-métrages et des pièces théâtrales, ainsi qu’un stand d’information et de prévention et un coin artistique.

A noter que les récentes statistiques publiées à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre de chaque année, notent une régression de la mortalité et des infections liées à la pandémie virale du sida dans le monde, et exposent les progrès réalisés pour permettre un plus grand accès aux traitements contre cette maladie. Selon le rapport annuel sur l’épidémie du sida, publié le 24 novembre dernier par l’organisme onusien ONUSIDA, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 25 millions de personnes sont mortes du sida depuis l’apparition de la maladie et 60 millions d’autres ont été infectées. Il s’agit de la première cause de mortalité chez les femmes en âge de procréer, note le rapport. L’Onusida a précisé qu’environ 33,4 millions de personnes (entre 31,1 et 35,8 millions) vivaient en 2008 avec le virus du sida, dont 2,1 millions d’enfants âgés de moins de 15 ans.

Le nombre des décès en 2008 est d’environ deux millions (entre 1,7 et 2,4 millions) morts de causes liées au sida (inchangé par rapport à 2007). Les nouvelles infections par le virus du sida ont atteint 2,7 millions de personnes en 2008, soit une baisse de 17 % au cours des huit dernières années. Cette baisse a été rendue possible grâce surtout à la prévention, alors que près de trois millions de vies ont été sauvées depuis qu’un traitement efficace est devenu disponible en 1996, s’est félicité l’Onusida.


J. Boukraâ

Journée mondiale de lutte contre le Sida

Posted on 02 décembre 2009 (0)

sidaLe 1er décembre a lieu la journée mondiale de lutte contre le Sida, occasion d’informer sur cette maladie, qui tue encore chaque année 2 millions de personnes dans le monde. Selon le dernier rapport d’Onusida, plus de 33 millions de personnes sont séropositives dans le monde. En 2008, 2,7 millions de personnes ont été contaminées, soit 7 400 nouvelles contaminations par jour, dont 1 200 enfants.

Dans son rapport, Onusida souligne toutefois que l’espérance de vie des personnes infectées par le virus du Sida a augmenté ces dernières années. Cette amélioration est due à la simplification des traitements : les patients ont moins de comprimés différents à prendre, et moins de contraintes horaires à respecter pour la prise de médicaments. L’observance des thérapeutiques s’est ainsi améliorée, entraînant une augmentation de l’espérance de vie des malades.

Par ailleurs, les techniques désormais disponibles ont permis de réduire très fortement la transmission du virus de la mère à l’enfant : pour une femme prise en charge de façon adéquate, le risque de contaminer son enfant est à présent inférieur à 1 %. Enfin, des résultats encourageants ont récemment été observés sur des vaccins tests.

Cependant, les pays ne sont pas tous égaux devant l’infection : 97 % des nouvelles contaminations qui ont eu lieu en 2008 se sont produites dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. L’Afrique subsaharienne est la région la plus touchée par la pandémie : elle compte 22,4 millions de séropositifs, dont 1,9 million d’enfants de moins de 15 ans. En outre, les habitants des pays en voie de développement n’ont pas facilement accès aux traitements dont bénéficient les résidents des pays occidentaux.

La journée mondiale de lutte contre le Sida est l’occasion de rappeler l’importance de la prévention et du dépistage précoce de la maladie. En France, 40 000 personnes ignorent qu’elles sont séropositives.

Pour plus d’informations sur la prévention et le dépistage du Sida, consultez le dossier qui est consacré à cette maladie dans la rubrique « la Santé en clics » d’hopital.fr

Vih-Sida : Un dépistage en 30 minutes

Posted on 01 décembre 2009 (0)

0Le test de dépistage rapide (TDR) fournit ses résultats en 30 minutes. La personne qui se fait dépister réalise elle-même le prélèvement en pratiquant une petite piqûre à l’extrémité d’un doigt à l’aide d’un dispositif à usage unique. La goutte de sang récupérée est ensuite placée dans un dispositif de test (cf. schéma ci-dessous). Les résultats sont disponibles dans un délai de 30 minutes.

L’association AIDES propose un test de dépistage rapide (TDR) du Vih permettant d’avoir les résultats en 30 minutes. A l’instar des tests conventionnels de dépistage du sida, le test de dépistage rapide cherche les anticorps produits par une personne en réponse au virus du sida. Sa particularité est qu’il ne demande pas de prélèvement sanguin par voie intraveineuse et que les résultats sont disponibles en 30 minutes.

En France, ces tests sont autorisés dans des contextes très spécifiques (accident d’exposition professionnelle, urgences, etc.) depuis plusieurs années. Leur utilisation dans le cadre d’une étude biomédicale est possible car il s’agit d’un cadre expérimental. Le prélèvement de sang consiste en une piqûre au bout d’un doigt avec une petite aiguille afin de récupérer une goutte de sang. Ce prélèvement n’est pas douloureux. Vous ressentirez une sensation de piqûre très brève dont l’intensité dépend de la sensibilité de chacun (comme si vous vous piquiez avec une épingle ou une aiguille à coudre).

Lorsque l’on parle de dépistage rapide, c’est l’obtention du résultat qui est rapide (30 minutes après le prélèvement). Le délai entre la prise de risque et le moment où tu peux avoir un résultat fiable est de 3 mois minimum après la prise de risque. Si la prise de risque date de moins de 48 heures, il faut se rendre aux urgences de l’hôpital le plus proche en précisant que vous venez pour une exposition récente au VIH. Les médecins évalueront le risque pris et pourront proposer un traitement préventif de la transmission du VIH (trithérapie) d’une durée de quatre semaines. Ce traitement post-exposition peut éviter d’être contaminé par le VIH/sida.

Ces tests sont aussi fiables que les tests conventionnels qui existent actuellement (tests Elisa de 3ème génération). Ils recherchent les anticorps produits par la personne en réponse au virus du sida, à partir d’un délai de 3 mois suivant la transmission du virus. Un résultat positif obtenu avec un test rapide, doit être confirmé avec un test classique, que l’on peut faire faire en laboratoire, sur prescription d’un médecin ou en CDAG. En France, quelle que soit la technique utilisée en premier lieu, tout résultat positif à un test de dépistage du VIH doit être confirmé par un test employant une autre méthode. Cette disposition s’explique par des limites inhérentes à tout test biologique. Généralement les premiers tests détectent les anticorps et les seconds, dits tests de confirmation (généralement western blot) visent à déterminer si les anticorps détectés correspondent bien à une infection HIV.

Les volontaires de AIDES qui vont pratiquer le dépistage sont-ils soumis au secret médical ? Dans toutes leurs activités, les intervenants de AIDES sont soumis, de par la loi, à une obligation de confidentialité. Cette obligation s’applique de manière générale pour toute personne « qui par sa fonction ou par son état a connaissance d’information touchant l’intimité des individus ». Le secret médical, le secret professionnel ne sont que des déclinaisons particulières de cette obligation. Au cours de sa formation initiale, chaque militant de AIDES (volontaire ou salarié) s’engage à respecter une obligation de confidentialité et d’anonymat en signant la charte éthique de l’association. Cette charte précise que tout manquement à cette règle sera sanctionné. Source : Association AIDES

Vih-Sida : Un dépistage en 30 minutes ?

Posted on 01 décembre 2009 (0)

0Le test de dépistage rapide (TDR) fournit ses résultats en 30 minutes. La personne qui se fait dépister réalise elle-même le prélèvement en pratiquant une petite piqûre à l’extrémité d’un doigt à l’aide d’un dispositif à usage unique. La goutte de sang récupérée est ensuite placée dans un dispositif de test (cf. schéma ci-dessous). Les résultats sont disponibles dans un délai de 30 minutes. L’association AIDES propose un test de dépistage rapide (TDR) du Vih permettant d’avoir les résultats en 30 minutes. A l’instar des tests conventionnels de dépistage du sida, le test de dépistage rapide cherche les anticorps produits par une personne en réponse au virus du sida. Sa particularité est qu’il ne demande pas de prélèvement sanguin par voie intraveineuse et que les résultats sont disponibles en 30 minutes.

En France, ces tests sont autorisés dans des contextes très spécifiques (accident d’exposition professionnelle, urgences, etc.) depuis plusieurs années. Leur utilisation dans le cadre d’une étude biomédicale est possible car il s’agit d’un cadre expérimental. Le prélèvement de sang consiste en une piqûre au bout d’un doigt avec une petite aiguille afin de récupérer une goutte de sang. Ce prélèvement n’est pas douloureux. Vous ressentirez une sensation de piqûre très brève dont l’intensité dépend de la sensibilité de chacun (comme si vous vous piquiez avec une épingle ou une aiguille à coudre).

Lorsque l’on parle de dépistage rapide, c’est l’obtention du résultat qui est rapide (30 minutes après le prélèvement). Le délai entre la prise de risque et le moment où tu peux avoir un résultat fiable est de 3 mois minimum après la prise de risque. Si la prise de risque date de moins de 48 heures, il faut se rendre aux urgences de l’hôpital le plus proche en précisant que vous venez pour une exposition récente au VIH. Les médecins évalueront le risque pris et pourront proposer un traitement préventif de la transmission du VIH (trithérapie) d’une durée de quatre semaines. Ce traitement post-exposition peut éviter d’être contaminé par le VIH/sida.

Ces tests sont aussi fiables que les tests conventionnels qui existent actuellement (tests Elisa de 3ème génération). Ils recherchent les anticorps produits par la personne en réponse au virus du sida, à partir d’un délai de 3 mois suivant la transmission du virus. Un résultat positif obtenu avec un test rapide, doit être confirmé avec un test classique, que l’on peut faire faire en laboratoire, sur prescription d’un médecin ou en CDAG. En France, quelle que soit la technique utilisée en premier lieu, tout résultat positif à un test de dépistage du VIH doit être confirmé par un test employant une autre méthode. Cette disposition s’explique par des limites inhérentes à tout test biologique. Généralement les premiers tests détectent les anticorps et les seconds, dits tests de confirmation (généralement western blot) visent à déterminer si les anticorps détectés correspondent bien à une infection HIV.