Cancer Archive

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La situation de la chimiothérapie des cancers en 2009

Posted on 02 décembre 2009 (0)

0L’Institut National du Cancer publie un rapport sur la situation de la chimiothérapie des cancers en 2009. Réalisé par l’INCa en collaboration avec les équipes de l’Agence Technique de l’Information sur l’Hospitalisation (ATIH), ce rapport recense et analyse les évolutions récentes de la pratique de la chimiothérapie des cancers dans les établissements de santé. Il s’inscrit dans le cadre de la mesure 21 du Plan cancer 2009-2013 (garantir un égal accès aux traitements et aux innovations).

L’INCa publie la situation de la chimiothérapie des cancers en 2009. Ce rapport recense et analyse les évolutions récentes de la pratique de la chimiothérapie des cancers dans les établissements de santé. Réalisé par l’Institut National du Cancer en collaboration avec les équipes de l’Agence Technique de l’Information Hospitalière (ATIH), il s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan cancer 2009-2013 et notamment de la mesure 21 (garantir un égal accès aux traitements et aux innovations). Il fait suite à la parution d’un premier rapport sur la situation de la chimiothérapie des cancers en 2007.

Le rapport porte, en premier lieu, sur la pratique de la chimiothérapie « intraveineuse » faisant l’objet de tarification en Groupes Homogènes de Séjours (GHS), qu’il s’agisse de séances en hospitalisation de jour ou de séjours en hospitalisation complète. Ainsi, plus de 250 000 personnes ont été traitées par chimiothérapie en 2008, soit une augmentation de plus de 10 % par rapport à 2006.

Plusieurs chapitres sont ensuite consacrés aux molécules anticancéreuses innovantes et coûteuses inscrites sur la liste autorisant le remboursement hors GHS (consultable en annexe du rapport). En 2008, ces molécules représentaient 58 % du coût total des médicaments remboursés en sus des GHS, soit plus de 970 millions d’euros (hors secteur privé pour lequel les chiffres ne sont pas encore disponibles). Le coût annuel de ces médicaments anticancéreux innovants a augmenté de 15 % entre 2007 et 2008. Des changements majeurs sont intervenus dans les classes de molécules prescrites avec une baisse des cytostatiques au profit des molécules de biothérapie qui concentrent 54 % des coûts et des pratiques. Par ailleurs, de 2004 à 2008, 21 nouvelles molécules ont obtenu une première autorisation de mise sur le marché (AMM) en oncologie en France, dont près de la moitié concernait des molécules de biothérapie.

Ces médicaments innovants sont remboursés aux établissements sous réserve de respecter les « référentiels de bon usage » produits par l’INCa et l’Afssaps. Ces référentiels existent pour les grandes pathologies cancéreuses et sont actualisés au moins une fois par an depuis 2009.

Afin d’améliorer l’usage, en termes de sécurité et de maîtrise des coûts, des molécules innovantes et coûteuses en chimiothérapie anticancéreuse, quatre pistes de réflexions pouvant être explorées et/ou mises en œuvre à court terme sont proposées dans le rapport. Il s’agit de la révision régulière des molécules inscrites dans la « liste en sus des GHS » ; la mise en œuvre de contrôles ciblés du respect des référentiels de bon usage ; la mise en œuvre de mesures spécifiques pour restreindre l’usage des chimiothérapies « ciblées » aux seuls malades pouvant en obtenir des bénéfices sur la base des tests moléculaires pratiqués en préalable à leur utilisation. L’Institut National du Cancer soutient depuis 2006 le développement des plateformes de génétique moléculaire des cancers. Réparties sur l’ensemble du territoire, ces 29 plateformes régionales ont pour vocation de réaliser des tests moléculaires pour l’ensemble des patients de la région et de permettre ainsi à ces derniers de bénéficier d’une prise en charge personnalisée et adaptée. Ainsi, 2,5 M€ ont été alloués en 2008 pour la recherche de mutations KRAS dans le cancer colorectal et 1,5M € en 2009 pour la recherche de mutations activatrices du REGF dans le cancer du poumon; et la réalisation de recommandations spécifiques pour l’usage de certaines de ces molécules dans les cancers métastatiques après plusieurs lignes de traitement.

Source : dossier presse du 1er décembre 2009 de Institut National du Cancer et le rapport et le communiqué de presse sont également consultables sur le site Internet de l’INCa : www.e-cancer.fr

Plan cancer II : En finir avec les inégalités

Posted on 04 novembre 2009 (0)

cancerLe Plan Cancer II présenté par le président de la République, Nicolas Sarkozy, permettra de mieux prendre en compte les inégalités de santé entre Français pour assurer plus d’équité et d’efficacité dans l’ensemble des mesures de lutte contre les cancers. D’un montant global de 732 659 000 euros, ce nouveau plan stimulera l’analyse et la prise en compte des facteurs individuels et environnementaux pour personnaliser la prise en charge avant, pendant et après la maladie ; et de renforcer le rôle dumédecin traitant à tous lesmoments de la prise en charge pour permettre notamment une meilleure vie pendant et après la maladie.

Le Plan Cancer II s’inspire du rapport «Recommandations pour le Plan cancer 2009-2013» remis à Nicolas Sarkozy par le Professeur Jean-Pierre Grünfeld en février dernier. A partir des acquis, de nouvelles propositions permettent d’impulser un nouvel élan et de porter une nouvelle ambition, en mettant l’accent : sur de nouveaux efforts de recherche et d’innovation intégrant leur «transfert» au système de santé ; sur une meilleure prise en compte des inégalités de santé face au cancer et à la mise en oeuvre de mesures, visant leur correction ; sur le renforcement de la coordination des soins et de son extension au-delà de l’hôpital par une meilleure implication des médecins traitants ; sur de nouvelles initiatives sanitaires et médico-sociales pour mieux accompagner les personnes dans la « vie pendant et après le cancer ».

Le Plan cancer 2009-2013 est la déclinaison opérationnelle du rapport remis au Président de la République par le Pr Jean-Pierre Grünfeld en février 2009 : « Recommandations pour le Plan cancer 2009-2013 ». Son élaboration a été pilotée par le ministère de la santé et des sports en association avec le ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur et le ministère du travail.

Sa préparation coordonnée par la DGS a étroitement associé la DHOS, laDGRI, laDSS, laDGT, laDGAS et l’Institut national du cancer (INCa). Le Pr Jean-Pierre Grünfeld a suivi personnellement l’avancement des groupes de travail élaborant les mesures et actions du plan. Les membres de la commission réunie auprès du Pr Jean-Pierre Grünfeld ont été associés à mi-parcours et ont pu réagir aux mesures et actions proposées par les groupes de travail. À cet effet, la commission a été élargie aux fédérations hospitalières.

Le Haut conseil de la santé publique et l’Agence d’évaluation de la recherche scientifique ont fait part de leurs observations et recommandations sur la version proposée du plan. Une attention particulière a été portée : à l’articulation du Plan cancer avec les autres plans de santé publique qui l’impactent ou auxquels il s’associe (tels que le PNSE2, le PNNS, le Plan soins palliatifs, le Plan santé au travail…) ; à la structuration du pilotage des mesures pour en garantir au mieux la mise en oeuvre et sa future évaluation externe (en intégrant dès le début le principe d’une évaluation d’étape à mi-parcours) ; et à la mise en cohérence de l’action avec les évolutions de la structuration du système de santé, d’enseignement supérieur et de recherche.

Le dispositif de suivi et d’évaluation du plan est assuré selon des modalités fondées sur les recommandations faites dans le rapport Grünfeld et dans le rapport du Haut conseil de la santé publique. Lepilotage et le suivide lamise enoeuvreduplan sont séparésde l’évaluation du plan.

LE PILOTAGE DE LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN

Il est assuré par le comité de pilotage interministériel présidé par le directeur général de la santé ou son représentant qui doit être en mesure de mobiliser les administrations centrales, les services déconcentrés et les agences impliquées dans la mise en oeuvre des mesures du plan au premier rang desquelles l’Institut national du cancer (INCa).

Le comité de pilotage se réunit tous les trimestres. Sa principalemission est de suivre lamise enoeuvre desmesures du plan. Il peut proposer des adaptations de lamise enoeuvre du plan en fonction de l’évolution du contexte ou à la lumière du rapport d’évaluation prévu à mi-parcours. Il établit un état des lieux semestriel remis au Président de la République et aux ministres concernés. Il s’appuie sur le suivi de la mise en oeuvre des mesures du plan qui ont été construites dans une logique de santé publique avec des objectifs, des interventions ou actions et des indicateurs de suivi dont ceux de leur exécution budgétaire réalisé par l’Institut national du cancer dont la mission est de coordonner les opérateurs de la lutte contre le cancer.

LE SUIVI DES ACTIONS DU PLAN

L’Institut national du cancer assure le suivi des actions du plan grâce à une équipe dédiée, responsable devant le comité de pilotage du plan. Celle-ci est spécifiquement chargée : de suivre la mise en oeuvre des actions du plan, notamment à l’aide des indicateurs de chaque action. À ce titre, elle collecte les données nécessaires au suivi des indicateurs auprès de chaque pilote d’action ; d’identifier les difficultés rencontrées par les pilotes d’actions dans la mise en oeuvre de ces actions et d’alerter si nécessaire le président du comité de pilotage.

Elle associe la Direction générale de la santé à ce suivi afin de préparer les réunions du comité de pilotage interministériel. Par ailleurs, et conformément aux missions que la Loi confie à l’INCa au titre de la coordination des opérateurs de la lutte contre le cancer, l’Institut présente annuellement l’état d’avancement du plan à ses instances. Il organise, à cet effet, un séminaire annuel de son conseil d’administration, ainsi qu’un séminaire conjoint de son comité des malades, des proches et des usagers et de son comité consultatif des professionnels de santé. L’implication des instances de l’INCa permet d’associer les acteurs et les usagers de la cancérologie à l’avancement des mesures prévues par le plan. L’articulation avec le COPIL du plan est assurée par le président du conseil d’administration de l’INCa, qui en est membre.

L’ÉVALUATION DU PLAN

L’évaluation du Plan cancer 2009-2013 est sous la responsabilité duHaut conseil de la santé publique et de l’AERES, pour les mesures de l’axe « Recherche ». Ceux-ci peuvent solliciter des prestataires externes recrutés sur appels d’offres. Deux évaluations sont prévues : l’une à mi-parcours à la fin 2011 et l’autre à la fin du plan en 2013. Les rapports de synthèse de ces évaluations sont remis au Président de la République et auxministres concernés.

FAIRE DE LA RECHERCHE UNE PRIORITE

Le président de la République Nicolas Sarkozy veut assurer le transfert rapide des avancées de la recherche au bénéfice de tous les malades. Il débloque 732 659 000 euros pour la lutte contre le cancer, dont 95 287 000 € pour la recherche, 12 241 000 € pour l’Observation, 177 359 000 € pour la Prévention et le Dépistage, 402 772 000 € pour les soins, et 45 000 000 € pour Vivre pendant et après un cancer.

La programmation de la recherche sur les cancers a pour objectifs de réduire la mortalité liée à ces maladies, de faire reculer leur fréquence et d’améliorer la survie et la qualité de vie des patients par des traitements plus efficaces etmoins toxiques. Enfin, elle vise à favoriser l’équité pour tous les citoyens face à la prévention, à l’accès au diagnostic précoce et à un traitement innovant et efficace.

Près de 5 000 chercheurs travaillent en France dans le domaine de la lutte contre le cancer, au sein des hôpitaux, des universités, de l’Inserm, du CNRS, du CEA, de l’INRA, de l’INRIA, de l’IRD, et de l’Institut Pasteur, regroupés au sein de l’Alliance des organismes sur la thématique Cancer. L’un des grands enjeux actuels de la recherche sur le cancer porte sur l’équilibre entre le soutien important à la recherche fondamentale, génératrice de progrès souvent imprédictibles, et une recherche appliquée dont l’objectif est d’aboutir rapidement à des médicaments ou techniques ayant des conséquences sur le traitement des patients. Dans le premier cas, l’imagination et la créativité des chercheurs doivent être sans cesse priorisées. Dans le second, la programmation des travaux et leur accompagnement sont essentiels pour cibler un bénéfice diagnostique ou thérapeutique. Dans les deux cas, l’excellence des projets et la compétence des chercheurs et des équipes sont à privilégier.

Pour répondre à ces objectifs, des évolutions sont nécessaires, notamment le soutien affirmé à des centres de recherche intégrée bien identifiés où sont présentes des forces vives dans le domaine fondamental, la recherche en interaction directe avec lesmalades (recherche clinique) et la recherche épidémiologique, en santé publique et en sciences humaines et sociales, et capables d’échanger entre elles, de collaborer et de progresser ensemble. De ces interactions et de cette préoccupation commune doivent émerger des recherches susceptibles d’être rapidement transposées pour le patient sous forme d’examens diagnostiques, demédicaments, d’actions sociales ou de santé publique (prévention et dépistage). Le développement de la recherche moderne nécessite la totale participation des patients et des personnes non malades.

Le rapport Grünfeld a priorisé la réduction des inégalités de santé face au cancer. La recherche est au coeur de cette problématique en permettant une collaboration pluridisciplinaire entre des spécialistes en biologie, en génétique, en immunologie, de l’environnement, en toxicologie, des cliniciens, sociologues, économistes, associations de patients, etc. La compréhension de ces inégalités doit permettre d’apporter des réponses adaptées et efficaces en cohérence avec les autres volets du Plan cancer.

Le Gouvernement veut renforcer la recherche translationnelle par des financements dédiés sur appels à projets et par une politique de sites de recherche pluridisciplinaires labellisés.

La structuration de cette approche repose d’une part sur des appels à projets compétitifs dédiés et récurrents permettant l’association sur un même projet de réseaux d’équipes de centres hospitaliers (où se trouvent les malades, les acteurs de la recherche clinique, les ressources cliniques et biologiques) et d’équipes de recherche des organismes (où se trouvent chercheurs fondamentalistes, plateaux techniques) ; d’autre part sur une politique compétitive de labellisation de sites de recherche pluridisciplinaires où les différentes dimensions de la recherche sont associées (fondamentale, clinique, santé publique, épidémiologie, sciences humaines et sociales) et où les masses critiques nécessaires de médecins, malades, chercheurs, sont engagées dans les contraintes – notamment de compétitivité et d’assurance qualité – de la recherche translationnelle. Ces sites devront répondre à un cahier des charges élaboré selon les critères internationaux.

Il faudrait soutenir, par l’attribution de bourses, la formation des acteurs de la santé et de la recherche à la recherche translationnelle. L’engagement dans cette nouvelle action sera soutenue par une politique active et financée de formation : le succès à terme sera lié au nombre de jeunes nouveaux médecins, pharmaciens et scientifiques engagés dans et formés à cette démarche. Le nouveau Plan Cancer devrait permettre de structurer et stimuler la recherche dans les phases précoces d’essais de nouveaux médicaments anticancéreux. De nombreux médicaments anticancéreux sont en cours de développement dans le monde : la majorité d’entre eux vise des cibles nouvelles issues des découvertes de la biologie et se différencient de façon radicale de l’usage de la chimiothérapie anticancéreuse (cytotoxique) classique. Avant leur développement à grande échelle, il est de plus en plus essentiel de réaliser des « essais précoces » de ces nouveaux médicaments (phases I-II), dont seront issues des informations cruciales sur les cibles d’activité antitumorale de ces nouvelles drogues, et de « cibler » au mieux les catégories de malades qui vont en bénéficier.

La France manque de structures lisibles et compétitives pour répondre à ces attentes partagées par les industriels. Il est ainsi proposé de labelliser puis soutenir des centres investigateurs spécialisés dans les essais précoces des nouveaux médicaments. Cette démarche suppose une identification de sites où les ressources de la recherche publique nécessaires à l’investigation précoce en partenariat avec les industriels sont présentes et mobilisables.

Il va falloir établir des partenariats de recherche et développement entre les laboratoires internationaux et les acteurs de la recherche en cancérologie fédérés dans l’ITMO Cancer (LIR-G5-LEEM). L’objectif est de mettre en valeur la recherche française pour la rendre plus attractive et faciliter les échanges avec les laboratoires internationaux. Ces partenariats permettront de faire bénéficier les patients et les chercheurs en France de nouvelles molécules fournies par ces laboratoires. La lisibilité et la compétitivité, permises par l’identification et le financement public de sites, devraient faciliter les engagements des industriels à utiliser ces compétences et à leur mettre à disposition leurs molécules.

Il faudra renforcer les interactions entre les structures de valorisation de la recherche publique et les acteurs économiques pour suivre et accompagner les projets à potentiel de développement économique. Cette étape essentielle sera favorisée notamment en termes d’accompagnement de projets et facilitée par le rassemblement des acteurs. Source : le Plan Cancer 2009-2013 présenté par le président de la République, Nicolas Sarkozy

Dépistage gratuit du cancer du sein

Posted on 03 novembre 2009 (0)

Cancer-femmeUne campagne de dépistage du cancer du sein a été lancée hier à Oran à travers sept unités de protection maternelle et infantile (PMI).

Cette campagne, chapeautée par la Direction de la santé et de la population d’Oran, ciblera les femmes âgées entre 40 et 50 ans et s’étalera sur une semaine. Ainsi, toutes les femmes âgées entre 40 et 50 ans sont appelées à se rapprocher de ces PMI pour bénéficier d’une consultation et d’une mammographie à titre gracieux. Les cas suspects seront pris en charge immédiatement et orientés vers les services concernés.

Selon les registres du cancer chez la femme, les tumeurs du sein représentent 27% de l’ensemble des tumeurs, toutes localisations confondues, suivies de la tumeur du col utérin avec un pourcentage allant de 15 à 18% des cancers détectés chez la femme, avec un taux allant jusqu’à 22 cas sur 100.000 habitants et une incidence qui commence à s’élever à un âge précoce, à partir de 30 ans. A Oran, ce taux est de 20 cas pour 100.000 habitants. Les spécialistes affirment que le diagnostic précoce et une bonne prise en charge des malades peuvent sauver 25% des personnes atteintes. Cependant en Algérie, la plupart des malades ne sont diagnostiquées et prises en charge qu’à un stade avancé. Notons par ailleurs que sept mammographes ont été acquis récemment par la Direction de la santé et de la population de la wilaya d’Oran. Acquis dans le cadre du programme de lutte et de dépistage précoce du cancer du sein, ces équipements ont été répartis à travers les structures importantes.

Le cancer constitue l’une des préoccupations majeures en matière de recherche. En Algérie, l’incidence du cancer est estimée à 100 cas pour 100.000 habitants, dont plus de 30.000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année avec une augmentation de plus de 50% du nombre de cas depuis une décennie. Durant les huit dernières années, plus de 10.000 nouveaux cas de cancer ont été diagnostiqués par le service concerné du CHU d’Oran.

J. B.

Sarkozy débloque 730 millions pour le Plan Cancer

Posted on 03 novembre 2009 (0)

cancer-bsLe président de la République Nicolas Sarkozy veut assurer le transfert rapide des avancées de la recherche au bénéfice de tous les malades. Il débloque 732 659 000 euros pour la lutte contre le cancer, dont 95 287 000 € pour la recherche, 12 241 000 € pour l’Observation, 177 359 000 € pour la Prévention et le Dépistage, 402 772 000 € pour les soins, et 45 000 000 € pour Vivre pendant et après un cancer.

La programmation de la recherche sur les cancers a pour objectifs de réduire la mortalité liée à ces maladies, de faire reculer leur fréquence et d’améliorer la survie et la qualité de vie des patients par des traitements plus efficaces etmoins toxiques. Enfin, elle vise à favoriser l’équité pour tous les citoyens face à la prévention, à l’accès au diagnostic précoce et à un traitement innovant et efficace.

Près de 5 000 chercheurs travaillent en France dans le domaine de la lutte contre le cancer, au sein des hôpitaux, des universités, de l’Inserm, du CNRS, du CEA, de l’INRA, de l’INRIA, de l’IRD, et de l’Institut Pasteur, regroupés au sein de l’Alliance des organismes sur la thématique Cancer. L’un des grands enjeux actuels de la recherche sur le cancer porte sur l’équilibre entre le soutien important à la recherche fondamentale, génératrice de progrès souvent imprédictibles, et une recherche appliquée dont l’objectif est d’aboutir rapidement à des médicaments ou techniques ayant des conséquences sur le traitement des patients. Dans le premier cas, l’imagination et la créativité des chercheurs doivent être sans cesse priorisées. Dans le second, la programmation des travaux et leur accompagnement sont essentiels pour cibler un bénéfice diagnostique ou thérapeutique. Dans les deux cas, l’excellence des projets et la compétence des chercheurs et des équipes sont à privilégier.

Pour répondre à ces objectifs, des évolutions sont nécessaires, notamment le soutien affirmé à des centres de recherche intégrée bien identifiés où sont présentes des forces vives dans le domaine fondamental, la recherche en interaction directe avec lesmalades (recherche clinique) et la recherche épidémiologique, en santé publique et en sciences humaines et sociales, et capables d’échanger entre elles, de collaborer et de progresser ensemble. De ces interactions et de cette préoccupation commune doivent émerger des recherches susceptibles d’être rapidement transposées pour le patient sous forme d’examens diagnostiques, demédicaments, d’actions sociales ou de santé publique (prévention et dépistage). Le développement de la recherche moderne nécessite la totale participation des patients et des personnes non malades.

Le rapport Grünfeld a priorisé la réduction des inégalités de santé face au cancer. La recherche est au coeur de cette problématique en permettant une collaboration pluridisciplinaire entre des spécialistes en biologie, en génétique, en immunologie, de l’environnement, en toxicologie, des cliniciens, sociologues, économistes, associations de patients, etc. La compréhension de ces inégalités doit permettre d’apporter des réponses adaptées et efficaces en cohérence avec les autres volets du Plan cancer.

Le Gouvernement veut renforcer la recherche translationnelle par des financements dédiés sur appels à projets et par une politique de sites de recherche pluridisciplinaires labellisés.

La structuration de cette approche repose d’une part sur des appels à projets compétitifs dédiés et récurrents permettant l’association sur un même projet de réseaux d’équipes de centres hospitaliers (où se trouvent les malades, les acteurs de la recherche clinique, les ressources cliniques et biologiques) et d’équipes de recherche des organismes (où se trouvent chercheurs fondamentalistes, plateaux techniques) ; d’autre part sur une politique compétitive de labellisation de sites de recherche pluridisciplinaires où les différentes dimensions de la recherche sont associées (fondamentale, clinique, santé publique, épidémiologie, sciences humaines et sociales) et où les masses critiques nécessaires de médecins, malades, chercheurs, sont engagées dans les contraintes – notamment de compétitivité et d’assurance qualité – de la recherche translationnelle. Ces sites devront répondre à un cahier des charges élaboré selon les critères internationaux.

Il faudrait soutenir, par l’attribution de bourses, la formation des acteurs de la santé et de la recherche à la recherche translationnelle.

L’engagement dans cette nouvelle action sera soutenue par une politique active et financée de formation : le succès à terme sera lié au nombre de jeunes nouveaux médecins, pharmaciens et scientifiques engagés dans et formés à cette démarche.

Le nouveau Plan Cancer devrait permettre de structurer et stimuler la recherche dans les phases précoces d’essais de nouveaux médicaments anticancéreux.

De nombreux médicaments anticancéreux sont en cours de développement dans le monde : la majorité d’entre eux vise des cibles nouvelles issues des découvertes de la biologie et se différencient de façon radicale de l’usage de la chimiothérapie anticancéreuse (cytotoxique) classique. Avant leur développement à grande échelle, il est de plus en plus essentiel de réaliser des « essais précoces » de ces nouveaux médicaments (phases I-II), dont seront issues des informations cruciales sur les cibles d’activité antitumorale de ces nouvelles drogues, et de « cibler » au mieux les catégories de malades qui vont en bénéficier.

La France manque de structures lisibles et compétitives pour répondre à ces attentes partagées par les industriels. Il est ainsi proposé de labelliser puis soutenir des centres investigateurs spécialisés dans les essais précoces des nouveaux médicaments. Cette démarche suppose une identification de sites où les ressources de la recherche publique nécessaires à l’investigation précoce en partenariat avec les industriels sont présentes et mobilisables.

Il va falloir établir des partenariats de recherche et développement entre les laboratoires internationaux et les acteurs de la recherche en cancérologie fédérés dans l’ITMO Cancer (LIR-G5-LEEM).

L’objectif est de mettre en valeur la recherche française pour la rendre plus attractive et faciliter les échanges avec les laboratoires internationaux. Ces partenariats permettront de faire bénéficier les patients et les chercheurs en France de nouvelles molécules fournies par ces laboratoires. La lisibilité et la compétitivité, permises par l’identification et le financement public de sites, devraient faciliter les engagements des industriels à utiliser ces compétences et à leur mettre à disposition leurs molécules.

Il faudra renforcer les interactions entre les structures de valorisation de la recherche publique et les acteurs économiques pour suivre et accompagner les projets à potentiel de développement économique. Cette étape essentielle sera favorisée notamment en termes d’accompagnement de projets et facilitée par le rassemblement des acteurs.

Source : le Plan Cancer 2009-2013 présenté par le président de la République, Nicolas Sarkozy

Les six mesures « phare » du nouveau Plan Cancer

Posted on 02 novembre 2009 (0)

Sarkozy4Le Plan Cancer II présenté par Nicolas Sarkozy devrait coûter 73 millions d’euros, dont 95 287 000 consacrés à la recherche. Six mesures « phare » sont proposées : Renforcer les moyens de la recherche pluridisciplinaire; Comprendre par la recherche les inégalités face au cancer pour les réduire; Caractériser les risques environnementaux et comportementaux …

Renforcer les moyens de la recherche pluridisciplinaire.

Avec le premier Plan cancer ont été mises en place une animation et une coordination interrégionales de la recherche sur le cancer, portées par les sept cancéropôles. L’Institut national du cancer a une responsabilité nationale de programmation et de financement compétitif de la recherche, l’Alliance multi-organismes pour la recherche sur le cancer fédérant les acteurs de cette recherche.

La confrontation de la recherche fondamentale aux observations des médecins cliniciens, des épidémiologistes, des intervenants en sciences humaines et sociales (SHS) et en santé publique est un facteur d’enrichissement réciproque. Lorsque celle-ci est organisée sur un même site, hospitalier et/ou universitaire, ces échanges permanents permettent d’accélérer le transfert des résultats du laboratoire au patient, ou d’expliquer par la recherche expérimentale, des observations faites chez des patients ou des groupes de patients. Cette recherche interactive est nommée recherche translationnelle ou recherche de transfert.

Les phases précoces de mise en oeuvre de recherches sur les médicaments et notamment les thérapies ciblées sont de plus en plus critiques pour les développements ultérieurs et leur utilisation validée pour les malades. La dispersion et la masse critique réduite des centres investigateurs est pénalisante compte tenu de la complexité des procédures et des plateaux techniques nécessaires à cette évaluation précoce de leur efficacité et des effets secondaires. Les acteurs industriels doivent pouvoir trouver dans le tissu académique français des interlocuteurs compétents engagés, disponibles et labellisés dans le cadre d’une politique nationale.

Les objectifs visés sont les suivants : Développer en interaction avec les cancéropôles une politique nationale de sites de recherche hospitalo-universitaire spécialisés en cancérologie dans lesquels sont présentes des masses critiques de chercheurs en science fondamentale, clinique, santé publique, épidémiologie, technologies de santé pour mener des projets innovants de recherche translationnelle ; Continuer à structurer des sites dans lesquels seule une ou deux valences sont présentes ; Réaffirmer l’importance de la recherche fondamentale en privilégiant l’originalité des travaux et l’importance des interactions entre champs disciplinaires ; Accélérer le développement et la qualité des outils de la recherche translationnelle : banques de tissus, cellules et fluides biologiques, plateformes d’analyse à haut débit, bioinformatique et instrumentation biomédicale ; Développer un processus de labellisation et demise en réseau de centres identifiés pour la mise en oeuvre de phases précoces d’essais cliniques ; et Fédérer le processus de labellisation en intégrant les partenaires académiques et industriels.

Comprendre par la recherche les inégalités face au cancer pour les réduire.

De fortes inégalités face au cancer sont observées et leur réduction est au coeur des objectifs du deuxième Plan cancer. Ces inégalités sont individuelles et collectives et influencent l’efficacité des politiques de santé. Le système de couverture sociale universelle réduit a priori le coût diagnostique et thérapeutique comme facteur d’inégalité. Il n’en demeure pas moins que l’on observe des inégalités de morbidité et de mortalité d’ordre géographique, professionnel, socio-économique et culturel. Celles-ci sont liées entre autres à une moins bonne efficacité des campagnes de prévention, à une plus faible participation au dépistage organisé et à un retard au diagnostic et à l’accès aux soins. À ces inégalités s’ajoutent celles liées à l’environnement au sens large (eau, air, rayonnements, infections, etc.), aux addictions (alcool, tabac, etc.), aux comportements (alimentation, exercice, etc.), et à la génétique des individus qui jouent également un rôle.

Le nouveau Plan cancer permettra de mobiliser la communauté des chercheurs qui explorent ces inégalités pour développer une recherche pluridisciplinaire intégrant la biologie (génétique, immunologie, carcinogénèse, etc.), l’environnement, l’épidémiologie, la santé publique et les dimensions économiques, sociales, culturelles et psychologiques ; de mettre en oeuvre des expérimentations pour évaluer sur le terrain des actions de santé publique visant à réduire les inégalités ; d’analyser, par la recherche, l’impact de ces politiques sur la réduction des inégalités ou les obstacles rencontrés ; et d’étendre à la population française les mesures ayant un impact avéré.

Caractériser les risques environnementaux et comportementaux.

L’identification des nouveaux risques liés à l’environnement général et professionnel, aux comportements individuels et collectifs, à l’évolution des technologies est une priorité de recherche en santé de la population.

Lamobilisation de différentes disciplines, de l’épidémiologie descriptive à l’épidémiologie moléculaire et toxicologique, et des sciences humaines et sociales sera stimulée pour réduire le délai séparant cette identification de sa traduction en mesures de prévention. Dans le cadre de la feuille de route 2008 de très grandes infrastructures de recherche (TGIR) et des cellules de coordination ont été mises en place, en particulier pour identifier des plateformes de recherche et développement de nouvelles cohortes biomédicales de grande ampleur (PREDECOB). Ces instruments de recherche, qui ont pour vocation d’être accessibles à la communauté scientifique et nécessitent des investissements significatifs, sont indispensables pour l’ensemble des dimensions de la recherche médicale et épidémiologique et bien sûr pour la recherche sur les facteurs de risque des cancers. Avec le premier Plan cancer, un effort considérable a été engagé pour la constitution de tumorothèques et de ressources biologiques (cellules, sérums, etc.) répondant à des normes exigeantes de qualité. Ces mesures doivent être poursuivies et être articulées avec les initiatives des autres pays européens.

De plus, l’évolution des technologies, de la génétique à l’analyse des fluides biologiques, produit aujourd’hui un nombre considérable de données qui doivent être analysées par des plateformes robustes de bioinformatique et conduire à des modélisations des grands systèmes physiologiques et pathologiques. Cettemesure est articulée avec le volet recherche du Plan national santé environnement 2 dont elle complète les démarches et le financement pour les maladies cancéreuses (cf. actions 48, 49, 50 du PNSE2).

Il convient donc d’identifier par la recherche les risques environnementaux et comportementaux et les populations exposées à ces risques, pour assurer une prévention adéquate et répondre aux questions des pouvoirs publics et du public ; de promouvoir des recherches interventionnelles testant des modifications de l’environnement, des comportements individuels (alimentaire, apports médicamenteux, vaccinations, activités sportives) et collectifs (organisation du travail) ; de développer des modèles expérimentaux d’analyse des effets de l’environnement sur la survenue des tumeurs ; et d’amplifier en France un axe de suivi des populations dans le cadre de grandes cohortes généralistes, posant des questions sur le cancer.

Dynamiser la recherche clinique.

Les objectifs de la recherche clinique sont de faire progresser la prise en charge et le traitement des cancers, tout en réduisant leurs effets secondaires à court terme et à long terme. Les patients et le public sont désireux de connaître les avancées des recherches sur les cancers et les progrès thérapeutiques les plus récents dont ils pourraient bénéficier. Les essais cliniques, qui sont étroitement encadrés par les lois de protection des personnes, permettent aux patients d’accéder précocement aux nouveaux traitements avant leurmise sur lemarché. L’accès à l’innovation participe ainsi à la réduction des inégalités de santé. Depuis plusieurs années, les campagnes développées par le ministère de la santé, l’Institut national du cancer, l’Inpes et les associations de malades ont permis de changer le regard de la société française face aux cancers.Dans le domaine de la recherche, lamultiplicité des sources d’information associée à la complexité des résultats de la recherche et à leur évolution permanente rend peu accessibles à la population les bénéfices potentiels des recherches en cours. Disposer d’une information pertinente et validée est essentiel pour associer plus largement les patients et le public à la recherche et notamment aux essais thérapeutiques.

Des outils d’information sur les essais cliniques en cours en France ont été développés ; ils doivent être soutenus, être plus exhaustifs et complétés par des documents pédagogiques sur les avancées dans tous les domaines de la recherche contre les cancers. La totale participation des patients et des personnes non malades au développement de la recherche moderne doit être encouragée et l’information délivrée pour s’engager dans une étude clinique doit prendre en compte toutes les dimensions de l’étude incluant la qualité de vie et les bénéfices pour la collectivité. La loi « Hôpital, patients, santé, territoires » adoptée en 2009 a confirmé le caractère de mission de service public de l’activité de recherche dans les établissements de santé.

Le Plan cancer permettra d’augmenter l’inclusion des patients dans les essais cliniques en favorisant la participation des secteurs public et privé, et les médecins généralistes ; de réaffirmer la singularité du PHRC cancer et soutenir un meilleur financement global et de chacune des études sélectionnées ; et de produire et diffuser des informations sur les recherchesmenées contre le cancer en particulier dans les domaines de la prévention, du diagnostic précoce et de la thérapeutique pour les malades et le grand public.

Faire de la France une référence internationale.

L’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur a rendu public, le 13 novembre 2008, le rapport d’évaluation de l’Institut de la santé et de la recherche médicale (Inserm), rédigé par un comité international présidé par M. Zerhouni. Trois points ont été abordés : l’organisation et le fonctionnement de l’Inserm ; son rôle de coordination et ses interactions avec les entités impliquées dans la recherche dans le domaine des sciences de la vie et de la santé en France ; la structure et la fonction globales du système français de recherche dans ce domaine. Une des recommandations du rapport est d’unifier, à terme, les sources de financement pour le secteur de la recherche dans le domaine des sciences de la vie et de la santé.Dans ce but, l’ « Alliance pour la recherche en sciences du vivant et en santé » réunissant tous les organismes de recherche concernés et les universités a vu le jour récemment avec un Institut thématique multi-organismes (ITMO) dédié au cancer, dirigé par le directeur de la recherche de l’INCa. Cette évolution articule de manière plus lisible les opérateurs de recherche (équipes et personnels) et la programmation et le financement de la recherche sur projets.

L’articulation avec le « Comitéministériel d’orientation de la recherche » (COMIOR) du ministère chargé de la santé intègre plus largement la recherche contre le cancer dans le dispositif de santé publique et de qualité des soins etmobilise la communauté des chercheurs pour répondre aux questions de santé dans le domaine du cancer.

La France se situe au 4e rang mondial en termes de publications scientifiques dans le domaine de la cancérologie, derrière les États-Unis, la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Des indicateurs bibliométriquesmontrent que ce domaine a progressé depuis 2003, reflet vraisemblable du premier Plan cancer. Grâce à cette impulsion, des équipes françaises de recherche sur le cancer ont développé également des collaborations et s’impliquent dans des consortiums internationaux et de grands programmes européens.

La France s’est engagée depuis 2008 dans le Consortium international de génomique du cancer dont l’objectif est de produire une revue extensive des mutations dans 50 types différents de cancer ; une participation française de 10 % au programme international serait significative. Deux programmes sont déjà en cours pour le cancer du foie et un sous-type de cancer du sein.

Nicolas Sarkozy propose de Clarifier l’organisation et les interactions entre les agences, les organismes de recherche et l’INCa, définir leur articulation et en établir les règles pour les stabiliser à long terme, en maintenant une unité de direction pour la thématique Cancer ; Simplifier les procédures de financement de la recherche en développant un format unique de dossier de candidature et en allongeant la durée des projets ; Augmenter la visibilité de la recherche française au niveau international, de la recherche fondamentale à la recherche clinique et favoriser et soutenir le développement de collaborations internationales globales sur le cancer ; Renforcer la présence des équipes françaises dans les programmes de recherche européens sur le cancer. Inscrire les cancéropôles dans le développement de la coopération européenne ; et de Coordonner la participation des équipes de recherche françaises aux programmes du Consortium international de génomique du cancer et associer les partenaires associatifs et industriels. Renforcer les efforts engagés dans la collaboration internationale sur la recherche et mettre en place une coordination des instituts nationaux du cancer européens et américain. L’implication des partenaires industriels est indispensable pour favoriser le continuum recherchesretour vers le patient.

Mieux connaître la réalité des cancers en France

Le Plan cancer 2009-2013 consacre un chapitre au système d’observation des cancers, témoignant ainsi de l’attention croissante que les pouvoirs publics portent à cette problématique. Disposer de données récentes, fiables et comparables sur le nombre et la caractérisation des cancers, être capable d’analyser les signaux faibles, élargir notre champ de connaissances au-delà de la maladie, aux malades, aux moyens mis en oeuvre et aux représentations sociales apparaît en effet indispensable au déploiement du Plan cancer. L’enjeu est triple : le système d’observation des cancers est l’un des outils essentiels d’orientation des politiques publiques, de suivi et d’évaluation du plan. C’est aussi sur le système de surveillance des cancers que repose notre capacité de détection des risques émergents, cruciale dans un contexte de dissémination des nouveaux produits et technologies. Enfin, la structuration des données existantes sur le cancer et la cancérologie et leur large publication sont le corollaire de la prise en compte des besoins d’information de la population et de l’évolution de l’image du cancer.

Aussi le Plan cancer 2009-2013 accroît l’effort entamé lors du plan précédent pour bâtir un système national d’épidémiologie des cancers plus exhaustif, plus réactif, plus prospectif. Il poursuit les efforts d’amélioration de la surveillance par les registres des cancers et le déploiement d’un système complémentaire fondé sur des données issues de plusieurs sources médico-administratives. La mise en cohérence des différents systèmes automatisés d’information existants ou en projet chez les producteurs de données, excèdera la durée du plan actuel.

Produire et communiquer annuellement des informations sur le cancer et la cancérologie.

Les données existantes nécessaires à l’observation et à l’évaluation des cancers et de la cancérologie sont éparses, du fait de lamultiplicité des sources et des producteurs de données. Ces producteurs de données ont par ailleurs une vocation généraliste et ont des objectifs institutionnels propres à leursmissions. Ces données d’observation sont de natures différentes et issues de systèmes d’information divers, relatifs notamment aux structures, moyens et activités des établissements ou services de santé (par exemple SAE), PMSI, structures de gestion des dépistages des cancers), à la prise en charge par l’Assurance maladie (Affections longue durée – ALD), aux données budgétaires (PLF, PLFSS), épidémiologiques (incidence observée et estimationsd’incidencepar les registres,mortalitéobservéepar leCépiDc de l’Inserm, ou études produites par des organismes de recherche ou sociétés savantes)…

Les institutions en charge de la surveillance épidémiologique des cancers ne disposent pas elles-mêmes de façon systématique des données relatives aux cas-incidents et rencontrent des obstacles de natures diverses pour les obtenir, de même que pour l’accès à certaines données personnelles permettant d’assurer le suivi dans le temps. Outre l’amélioration des informations recueillies et du rythme de production des données sur l’incidence des cancers et la survie par les registres, lamise en place du SMSC (cf. mesure 7.2) permettra la production de statistiques mises à jour annuellement. Ces statistiques seront transmises à l’INCa pour diffusion au grand public. Par ailleurs, un dispositif permettant d’améliorer l’observation sociale des cancers est prévu par la mesure 8. La synthèse de ces informations, et leur publication annuelle par l’INCa, apparaît comme unemesure de transparence à l’égard du public comme à celui des décideurs et sera de nature à faciliter le suivi de la politique de lutte contre les cancers.

Le Chef de l’Etat propose de mettre annuellement à disposition du public et des décideurs les principales données des cancers et les principaux indicateurs de la politique de lutte contre les cancers, au niveau national, avec des déclinaisons au niveau territorial, et d’assurer l’accès permanent aux données existantes par la création d’un portail « Cancer » sur le site Internet de l’INCa. Réaliser des enquêtes régulières sur les connaissances, attitudes, comportements, perception des cancers et les facteurs de risques.

Source : le Plan Cancer 2009-2013 présenté par le président de la République, Nicolas Sarkozy

732 659 000 d’euros pour le nouveau Plan Cancer

Posted on 02 novembre 2009 (0)

Le nouveau plan cancer présenté par Nicolas Sarkozy lundi s’inscrit dans la continuité du Plan cancer 2003-2007 et repose, en partie, sur le socle de sesmesures, qu’il va falloir pour beaucoup consolider, pour certaines en assurer l’application, et pour d’autres en adapter la mise en oeuvre.

Le Président de la République Nicolas Sarkozy a présenté à Marseille le Plan Cancer II qui pourrait coûter 732 659 000 euros. Il permettra de mieux prendre en compte les inégalités de santé pour assurer plus d’équité et d’efficacité dans l’ensemble des mesures de lutte contre les cancers; de stimuler l’analyse et la prise en compte des facteurs individuels et environnementaux pour personnaliser la prise en charge avant, pendant et après la maladie ; et de renforcer le rôle dumédecin traitant à tous lesmoments de la prise en charge pour permettre notamment une meilleure vie pendant et après la maladie.

Il s’inspire du rapport remis à Nicolas Sarkozy par le Professeur Jean-Pierre Grünfeld en février 2009 : «Recommandations pour le Plan cancer 2009-2013».À partir des acquis, de nouvelles propositions permettent d’impulser un nouvel élan et de porter une nouvelle ambition, en mettant l’accent : sur de nouveaux efforts de recherche et d’innovation intégrant leur «transfert» au système de santé ; sur une meilleure prise en compte des inégalités de santé face au cancer et à la mise en oeuvre de mesures, visant leur correction ; sur le renforcement de la coordination des soins et de son extension au-delà de l’hôpital par une meilleure implication des médecins traitants ; sur de nouvelles initiatives sanitaires et médico-sociales pour mieux accompagner les personnes dans la « vie pendant et après le cancer ».

Le Plan cancer 2009-2013 est la déclinaison opérationnelle du rapport remis au Président de la République par le Pr Jean-Pierre Grünfeld en février 2009 : « Recommandations pour le Plan cancer 2009-2013 ». Son élaboration a été pilotée par le ministère de la santé et des sports en association avec le ministère de la recherche et de l’enseignement supérieur et le ministère du travail.

Sa préparation coordonnée par la DGS a étroitement associé la DHOS, laDGRI, laDSS, laDGT, laDGAS et l’Institut national du cancer (INCa). Le Pr Jean-Pierre Grünfeld a suivi personnellement l’avancement des groupes de travail élaborant les mesures et actions du plan. Les membres de la commission réunie auprès du Pr Jean-Pierre Grünfeld ont été associés à mi-parcours et ont pu réagir aux mesures et actions proposées par les groupes de travail. À cet effet, la commission a été élargie aux fédérations hospitalières.

Le Haut conseil de la santé publique et l’Agence d’évaluation de la recherche scientifique ont fait part de leurs observations et recommandations sur la version proposée du plan. Une attention particulière a été portée : à l’articulation du Plan cancer avec les autres plans de santé publique qui l’impactent ou auxquels il s’associe (tels que le PNSE2, le PNNS, le Plan soins palliatifs, le Plan santé au travail…) ; à la structuration du pilotage des mesures pour en garantir au mieux la mise en oeuvre et sa future évaluation externe (en intégrant dès le début le principe d’une évaluation d’étape à mi-parcours) ; et à la mise en cohérence de l’action avec les évolutions de la structuration du système de santé, d’enseignement supérieur et de recherche.

Le dispositif de suivi et d’évaluation du plan est assuré selon des modalités fondées sur les recommandations faites dans le rapport Grünfeld et dans le rapport du Haut conseil de la santé publique. Lepilotage et le suivide lamise enoeuvreduplan sont séparésde l’évaluation du plan.

LE PILOTAGE DE LA MISE EN OEUVRE DU PLAN

Il est assuré par le comité de pilotage interministériel présidé par le directeur général de la santé ou son représentant qui doit être en mesure de mobiliser les administrations centrales, les services déconcentrés et les agences impliquées dans la mise en oeuvre des mesures du plan au premier rang desquelles l’Institut national du cancer (INCa).

Le comité de pilotage se réunit tous les trimestres. Sa principalemission est de suivre lamise enoeuvre desmesures du plan. Il peut proposer des adaptations de lamise enoeuvre du plan en fonction de l’évolution du contexte ou à la lumière du rapport d’évaluation prévu à mi-parcours. Il établit un état des lieux semestriel remis au Président de la République et aux ministres concernés. Il s’appuie sur le suivi de la mise en oeuvre des mesures du plan qui ont été construites dans une logique de santé publique avec des objectifs, des interventions ou actions et des indicateurs de suivi dont ceux de leur exécution budgétaire réalisé par l’Institut national du cancer dont la mission est de coordonner les opérateurs de la lutte contre le cancer.

LE SUIVI DES ACTIONS DU PLAN

L’Institut national du cancer assure le suivi des actions du plan grâce à une équipe dédiée, responsable devant le comité de pilotage du plan. Celle-ci est spécifiquement chargée : de suivre la mise en oeuvre des actions du plan, notamment à l’aide des indicateurs de chaque action. À ce titre, elle collecte les données nécessaires au suivi des indicateurs auprès de chaque pilote d’action ; d’identifier les difficultés rencontrées par les pilotes d’actions dans la mise en oeuvre de ces actions et d’alerter si nécessaire le président du comité de pilotage.

Elle associe la Direction générale de la santé à ce suivi afin de préparer les réunions du comité de pilotage interministériel. Par ailleurs, et conformément aux missions que la Loi confie à l’INCa au titre de la coordination des opérateurs de la lutte contre le cancer, l’Institut présente annuellement l’état d’avancement du plan à ses instances. Il organise, à cet effet, un séminaire annuel de son conseil d’administration, ainsi qu’un séminaire conjoint de son comité des malades, des proches et des usagers et de son comité consultatif des professionnels de santé. L’implication des instances de l’INCa permet d’associer les acteurs et les usagers de la cancérologie à l’avancement des mesures prévues par le plan. L’articulation avec le COPIL du plan est assurée par le président du conseil d’administration de l’INCa, qui en est membre.

L’ÉVALUATION DU PLAN

L’évaluation du Plan cancer 2009-2013 est sous la responsabilité duHaut conseil de la santé publique et de l’AERES, pour les mesures de l’axe « Recherche ». Ceux-ci peuvent solliciter des prestataires externes recrutés sur appels d’offres. Deux évaluations sont prévues : l’une à mi-parcours à la fin 2011 et l’autre à la fin du plan en 2013. Les rapports de synthèse de ces évaluations sont remis au Président de la République et auxministres concernés.

Source : le Plan Cancer 2009-2013 présenté par le président de la République, Nicolas Sarkozy

Andrew Lloyd Webber a un cancer

Posted on 26 octobre 2009 (0)

Andrew Lloyd WebberAndrew Lloyd Webber, compositeur britannique de comédies musicales, est atteint d’un cancer de la prostate, a annoncé hier son porte-parole. Il convient de rappeler que le cancer de la prostate est la troisième cause de mortalité due au cancer chez les hommes, derrière le cancer du poumon et le cancer colorectal.

Le compositeur Andrew Lloyd Webber souffre d’un cancer de la prostate diagnostiqué à un stade précoce. Si son traitement se déroule bien, la star britannique devrait se rétablir avant la fin de l’année. Environ 7 hommes sur 10 chez qui on a diagnostiqué un cancer de la prostate ne décèderont pas de cette maladie, mais décèderont avec la maladie et d’autres causes comme une maladie cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou la vieillesse.

Le cancer de la prostate prend une forme différente selon le patient. Dans certains cas, le cancer est confiné à la glande et il a peu ou pas d’effet sur l’état de santé du patient ou sur sa longévité. Certains hommes atteints d’un cancer de la prostate n’ont aucun symptôme, ce qui veut dire qu’il est possible d’avoir un tel cancer sans présenter d’hypertrophie de la prostate, de problèmes urinaires et de douleur.