Nutrition Archive

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NutriNet Santé : une première mondiale

Posted on 02 décembre 2009 (0)
nutrinetNutriNet-Santé permet de mieux comprendre les relations entre la nutrition et la santé, et de connaître les déterminants des comportements alimentaires. C’est une première mondiale, une recherche en nutrition de santé publique s’appuyant sur Internet. Nutrinet Santé est une étude dite de cohorte prospective (c’est-à-dire portant sur un groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) réalisée sur une large population (500 000 participants : les Nutrinautes) et suivie pendant une période d’au moins 5 ans pour étudier les relations nutrition-santé et mieux comprendre les déterminants (biologiques, sociaux, culturels, économiques, sensoriels,…) des comportements alimentaires.De nombreux travaux cliniques, physiopathologiques et épidémiologiques, suggèrent que des facteurs nutritionnels peuvent avoir une influence sur l’incidence de certaines pathologies : cancers, maladies cardiovasculaires, obésité, diabète de type 2, dyslipidémies, hypertension artérielle. Ces pathologies constituent les grands problèmes de santé publique auxquels nous sommes confrontés en France, comme dans l’ensemble des pays industrialisés. S’il est impossible d’agir sur les facteurs génétiques, on peut cependant agir sur l’alimentation : Ces pathologies sont des maladies multifactorielles dans lesquelles interviennent des facteurs génétiques, biologiques, environnementaux et notamment nutritionnels. Il est difficile d’évaluer le poids relatif des facteurs nutritionnels, mais il est possible d’agir sur ces derniers, à la différence des facteurs génétiques. Identifier des facteurs de risque ou de protection liés à la nutrition est donc essentiel pour aider à établir des recommandations nutritionnelles visant à réduire le risque de ces pathologies et améliorer la santé des populations.

L’importance de l’épidémiologie nutritionnelle dans l’étude des relations nutritionsanté : L’épidémiologie nutritionnelle occupe une place importante dans l’étude des relations nutritionsanté. Des études épidémiologiques comme SU.VI.MAX en France (essai d’intervention), les cohortes EPIC en Europe ou sur les professionnels de Santé aux USA (études d’observation) ont contribué à faire progresser les connaissances sur le rôle de certains aliments dans le risque de cancers ou de maladies cardiovasculaires. Bien que de nombreux travaux existent, des problèmes de méthodologie ou de puissance statistique limitent les conclusions des études épidémiologiques.

Les études cohortes *(1) : la solution pour évaluer le rôle des facteurs nutritionnels : Pour pouvoir mettre en évidence le rôle spécifique des facteurs nutritionnels (aliments, nutriments, comportements, activité physique…), il est indispensable de développer des études de cohortes prospectives portant sur de très grandes populations pour lesquelles sont mesurés de façon précise les apports alimentaires et collectant les informations utiles permettant de contrôler un maximum de facteurs de confusion potentiels, grâce à un phénotypage* fin des sujets.

Les grands enjeux de santé publique, en France, dans lesquels interviennent des facteurs nutritionnels :

Les cancers sont la première cause de décès chez les hommes et la deuxième chez les femmes. Le cancer représente près de 30 % des causes de décès provoquant la mort de plus de 155 000 individus. Le nombre annuel de nouveaux cas a presque doublé en 25 ans. Les maladies cardiovasculaires sont la cause de plus de 28% du total des décès, correspondant à environ 150 000 décès par an, parmi lesquels 24% sont dus à un accident vasculaire cérébral. L’hypertension artérielle concerne 31 % de la population adulte (18-74 ans) et cette prévalence augmente avec l’âge touchant 66 % des plus de 50 ans.

La prévalence du surpoids et de l’obésité est en constante augmentation. Actuellement, près de 50% de la population adulte de 18 à 74 ans est en surpoids, dont 18 % au stade d’obésité. La prévalence du diabète est de 3,8% dans la population générale (91% sont des diabètes de type II) et en augmentation constante.

En 2003, on comptait 770 000 personnes âgées de plus de 75 ans atteintes de démence. L’accroissement de cette prévalence par tranche d’âge joint au vieillissement de la population et à la durée de la prise en charge, font des démences des personnes âgées, et notamment la maladie d’Alzheimer, un problème crucial de santé publique dans les années à venir. Chaque année en France, 130 000 femmes sont victimes d’une fracture causée par l’ostéoporose. On estime que ces traumatismes touchent 40 % des femmes et 14 % des hommes de plus de 50 ans.

Public cible, Méthodologie, …

Nutrinet concerne des adultes de plus de 18 ans, dont au moins 250 000 sujets de plus de 45 ans, recrutés par une vaste campagne nationale grand public lancée en mai 2009, relayée par de nombreux canaux. L’inclusion dans la cohorte sera permanente pendant 5 ans. L’appel au volontariat vise à recruter des sujets bénévoles « acteurs de la recherche et de la santé publique » contribuant au progrès des connaissances scientifiques.

La méthodologie de l’étude NutriNet-Santé, sa taille d’échantillon, le contrôle de facteurs de confusion majeurs (obésité, activité physique,…) permettront d’aboutir à des résultats qui renforcent (ou non) la plausibilité du lien entre consommation d’aliments ou de nutriments et santé, lorsque existent des hypothèses mécanistiques. L’étude NutriNet- Santé permettra également d’identifier le rôle de certains nutriments, aliments ou comportements alimentaires (et comportements liés aux modes de vie), non encore connus ou reconnus dans la littérature scientifique, comme pouvant moduler le risque de maladies, la qualité de la santé ou étant associés à la mortalité.

D’autre part, l’utilisation de méthodes statistiques, a priori, qui prennent en considération une approche globale de l’alimentation, permettra de valider ou d’optimiser, au travers de scores, les bases servant de support aux recommandations nutritionnelles existantes. Les approches a posteriori permettront quant à elles d’identifier de nouveaux comportements associés à un moindre risque ou, au contraire, à une augmentation du risque pour la santé, et permettront de proposer de nouvelles pistes pour les recommandations nutritionnelles de populations.

Des ambitions à la hauteur des enjeux : une base de donné exceptionnelle sur la nutrition et la santé

La finalité de cette étude est de mieux comprendre les relations entre la nutrition et la santé, et de connaître les déterminants des comportements alimentaires.

1. Etudier les relations entre les apports en nutriments, aliments et comportements alimentaires et : la mortalité globale et spécifique (par cancer ou maladies cardiovasculaires) ; et l’incidence des cancers, des maladies cardiovasculaires, de l’obésité et du surpoids, du diabète de type 2, de l’hypertension artérielle, des dyslipidémies, du syndrome métabolique et de la qualité de vie. 2. Etudier les déterminants (sociologiques, économiques, culturels, biologiques,…) des comportements alimentaires, de l’état nutritionnel et de l’état de santé. 3. Surveiller dans le temps l’évolution des apports alimentaires et de l’état nutritionnel de la population. 4. Evaluer l’impact de campagnes ou d’actions de santé publique (connaissance, perception, efficacité,..).

Par l’accès à une large population au niveau national, par la quantité et la qualité des données collectées et par la capacité d’intégrer « à la carte » de nouveaux questionnaires (sur toute la population ou sur des sous-échantillons), l’étude NutriNet-Santé permettra de constituer une gigantesque base de données sur la nutrition et la santé de la population vivant en France et sera une des plus grandes bases de données épidémiologiques dans le champs de la santé dans le monde. Source : Dossier de presse « Etude nutrinet-santé » mis en ligne sur le site du Ministère de la Santé et des Sports

*(1) cohorte prospective (c’est-à-dire portant sur un groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) réalisée sur une large population.

* (2) Phénotypes : ce sont les caractéristiques mesurables accessibles « visibles » (par exemple l’alimentation, le mode de vie, les habitudes tabagiques, les données socio-démographiques, état de santé, état nutritionnel).

NutriNet Santé : des résultats encourageants

Posted on 01 décembre 2009 (0)

0Les premiers résultats du programme NutriNet Santé lancé récemment par la ministre de la santé et des Sports, Roselyne Bachelot sont encourageants. L’étude confirme tout d’abord qu’on mange plus de fruits et des légumes au Sud et que la consommation de pommes de terres est plus élevée au nord où le recours aux fruits et au poisson est faible. Les cadres ont une consommation de légumes 40 % supérieure aux ouvriers du bâtiment. La consommation du poisson est élevée chez des personnes instruites, etc.

Ce projet unique et précurseur permet d’étudier, par le biais d’internet, les comportements alimentaires et les relations nutrition-santé des Français. Dirigé par le Pr Serge Hercberg, professeur de nutrition à l’Université Paris 13 et directeur d’une unité Inserm/Inra/Cnam/P13, ce grand programme de recherche est coordonné par l’Unité de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle.

L’objectif de l’étude NutriNet santé est de mieux comprendre les liens entre la nutrition et la santé. Première mondiale, cette étude dite de « cohorte », (groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) va permettre de mesurer de façon précise le lien pouvant exister entre les comportements alimentaires et différents déterminants : activité physique, corpulence, tabagisme, antécédents familiaux, facteurs sociaux, économiques culturels, sensoriels.

Cette étude concernera 500 000 internautes (de plus de 18 ans), les « nutrinautes », qui seront recrutés à l’aide de la grande campagne nationale lancée ce jour. Les outils utilisés dans le cadre du programme NutriNet : internet et des questionnaires simples, rapides en toute sécurité et confidentialité ; des résultats régulièrement et rapidement disponibles

Ces « nutrinautes » accepteront de participer pendant 5 ans à l’étude. Ils devront répondre chaque année sur le site www.etude-nutrinet-sante.fr à des questionnaires sur leur alimentation. Ces questionnaires consistent en 3 enregistrements alimentaires de 24h par an, leur activité physique, leurs poids et taille, leur état nutritionnel, etc.

nutrinet

Chaque mois, ils recevront un e-mail les informant de l’avancement de l’étude et les invitant à remplir d’éventuels questionnaires complémentaires (20 minutes maximum par mois pour remplir un questionnaire). Des données seront également collectées sur la santé des participants, sur la mortalité globale et les causes de mortalité.

Grâce à la collecte de données par internet (simple, rapide et confidentiel pour le nutrinaute), de nombreuses informations sur l’alimentation et l’état nutritionnel des Français seront disponibles et exploitées très régulièrement dès les premiers mois de l’étude.

L’étude confirme tout d’abord qu’on mange plus de fruits et des légumes au Sud et que la consommation de pommes de terres est plus élevée au nord où le recours aux fruits et au poisson est faible. Les cadres ont une consommation de légumes 40 % supérieure aux ouvriers du bâtiment. La consommation du poisson est élevée chez des personnes instruites, etc.

Les nutrinautes sont majoritairement des femmes, dont 56,4% âgées de moins de 45 ans. 62% des nutrinautes occupent un emploi, 15% sont en retraite, 7,9% des étudiants, et 5,9% chomeurs ou allocataires du RMI, sans oublier les 4,6% au foyer.

FAO : La pauvreté touche un milliard d’êtres humains

Posted on 26 novembre 2009 (0)

0Plus d’un milliard d’êtres humains, notamment les démunis, se trouvent sous le seuil de l’indigence alimentaire. Selon des estimations fondées, chaque six secondes un enfant meurt de malnutrition à travers le monde, surtout dans les pays subsahariens d’Afrique en proie à d’autres fléaux.

Le Directeur de la FAO, d’origine africaine, avait décidé la veille de la réunion des membres de la dite organisation dont le siége est à Rome, d’entreprendre une grève de la… faim durant deux jours, et ce, par solidarité avec les dizaines de milliers d’êtres humains mourants de famine chaque jour à travers le monde. Vu l’embonpoint, dudit Directeur, il ne risque nullement une carence d’ordre nutritionnel. En revanche, au cours de ces 48 heures de grève, entamée en la deuxième décade de ce mois de novembre, plus de 28000 enfants dans les cinq continents ne sont plus de ce monde. A cause de la Faim ! Et à d’autres fléaux liés touchants leurs parents les transmettant, d’une manière ou d’une autre, à leurs proches.

Ainsi, se sentir vraiment concerné par les malheurs alimentaires que subissent des centaines de millions d’êtres humains, le mieux à faire serait de démissionner pour l’honneur de la mission dont on à la charge, et ce, pour d’une part, montrer avec force sa désapprobation à l’encontre du mépris des pays riches vis-à-vis de la pauvreté dans le monde et, d’autre part, pour être en diapason avec sa conscience et ses convictions. Et, donc, de s’éloigner de toutes les hypocrisies de plus en plus sournoises et envahissantes en notre temps, ou l’insensibilité envers les malheurs d’autrui est chose normale, ne menant qu’aux dégoûts et au chaos !

LE CHAOS EST ISSU DES DUPLICITÉS DE CERCLES D’INTERETS AUX ANTIPODES DES INTENTIONS ET ACTES PHILANTROPIQUES.

Dans l’un de nos précédents articles, intitulé «La Mondialisation des Etats désunis», paru au Quotidien d’Oran du 12 juin 2008, nous avions écrit dans le chapitre ‘La FAO du chaos alimentaire’ ce qui suit :

«Le Président sénégalais qui est d’âge de sagesse avérée, a proposé carrément la liquidation de la FAO devenue évanescente et la remplacer par le PAM – Programme Alimentaire Mondiale -, ou le FIDA – Fond International de Développement Agricole -, autres appendices Onusiens non moins ambigus en terme d’impacts sur la sécurité alimentaire mondiale. Il juge que cet organisme – La FAO – ne joue aucun rôle déterminant sur la scène internationale, encore moins au profit des démunis, en terme d’organisation de leur agriculture et de leur alimentation. La première attribution – l’Agriculture en termes de produits agricoles de base et leurs prix -relève désormais de L’OMC – Organisation Mondiale du Commerce – jugée plus stratégique avec d’autres segmentations liés ; tandis que l’alimentation, elle dépend des fluctuations du climat mais aussi parfois créées en terme de protectionnisme lié au profit et du…marché avec tous ses excès. C’est ainsi !

Demander à la FAO d’intercéder auprès de ces cercles d’intérêts ou le sens humanitaire importe peu, c’est vraiment de la niaiserie pure. A coté de la plaque ! Dans le même sens, le Président Sénégalais avait déjà, merveilleusement, posé une réflexion pénétrante, à l’occasion de la clôture du sommet du G8-Nepad, le 8 juin de l’année dernière – 1987 – . Celle-ci est : Nous ne savons rien de la destination de ces 60 milliards de dollars octroyés par le G8, pour lutter contre les pandémies, encore moins sur combien d’années ils seraient éligibles. Il avait raison, du simple fait que cette question demeure encore posée à ce jour. Ces milliards ont du prendre la voie, tout à fait contraire, à celle de la bataille contre les épidémies !

La FAO avait demandé 30 milliards de dollars pour pallier au plus urgent, en terme de besoins alimentaires pour des dizaines de millions de gens menacés de famine totale. Elle a engrangé, parait-il, que 10 milliards de dollars. En promesse ! Ce qui correspond au 1/ 3 du montant sollicité. Donc, ou les estimations de la FAO ont été gonflées, ou bien alors les pays donateurs lésinent et peut-être, qui sait, remettraient en cause même leur engagement. Cela est déjà arrivé. Sans gêne ! Donc, dans les deux cas, M. Abdoulaye à toujours raison. C’est vraiment le Chaos !» Fin de citation.

En milieu de la semaine d’avant celle-ci, la réunion de la FAO qui habituellement se déroulait, dans la plupart des cas, en présence des Présidents du G8 – aujourd’hui élargis à ceux du G20 – s’était déroulée sans leur participation. Seul le chef du Gouvernement italien avait assisté en tant que pays hôte. Le Guide de la Libye et Président actuel de l’Unité Africaine, comme à son habitude «dérangeante», a fustigé les pays développés quant à leur mépris, voire leur égoïsme, devant la Faim des démunis à travers le monde et particulièrement en Afrique ; alors qu’ils vivent dans l’opulence et l’arrogance grâce aux ressources agricoles , qu’ils monopolisent à leur guise par différentes manières et d’outils marchands, et énergétiques notamment les hydrocarbures qu’ils acquièrent à bon prix voire presque pour rien, et ce, même s’ils atteignent les 100 dollars US/baril.

D’après des sources statistiques éprouvées, 5% seulement du volume des richesses exploitées et largement fructifiées, au niveau mondial, par les consortiums liés aux pays riches sont, soi-disant, restituées sous formes « d’aides étatiques » pour lutter contre les pandémies, au soutien pour le développement de l’agriculture de subsistance dans les zones arides, et à l’alimentation des peuples démunis. Une goutte d’eau dans un océan de misères !

DES PEUPLES MEURENT DE FAIM ALORS QUE D’AUTRES VIVENT DANS L’OPULENCE, LA BONNE SANTE ET DE LA CORPULENCE.

Annuellement, plus de 50 millions d’enfants meurent d’inanition à travers le monde. D’autres centaines de millions grandissent rachitiques, et sont atteints de divers fléaux handicapants dont l’incapacité morale et physique de faire quoi que ce soit. Une misère paroxysmique ! Malgré que pour certains d’entre eux, ils vivent dans des milieux naturels riches en possibilités agricoles. Malheureusement, la non bonne gouvernance, les guerres, les mouvements de populations désespérées…, font accentuer leurs sous-exploitations voire leur abandon au profit des… Chinois entre autres. En effet, la faim découle de la perte de l’espoir ! Celui-ci est suscité par de la bonne gouvernance ou la compréhension, la tolérance, la justice sociale, au sein du groupe, intergroupes, société, font Loi et Raison de vivre.

Ainsi, le développement des valeurs nourricières de l’âme avant le corps, il se charpente autour de l’Equité et de l’Ethique. Deux termes se ressemblant tellement ! Les pays qui les ont adopté, après des efforts et de lourds sacrifices en tous genres, et élevé en tant que vertus qu’ils respectent scrupuleusement au même titre sinon plus que le monétaire et autres aurifères, ont été amplement récompensés en retour. Toutefois, la véritable aisance, c’est de se sentir proche de ses semblables, quel que soit leur niveau social, culturel et, surtout, de ne pas avoir l’impression qu’on est la cause des malheurs des gens. D’autre part, avoir le sentiment d’être délaissé et déclassé ça peut tuer non pas de faim, mais de mépris et d’étouffement socioculturel. Une bonne santé, elle est certes physique mais qu’elle est beaucoup plus d’ordre moral. Cela peut s’apparenter à de jolis mots mais pourtant ils ont fait les grandes nations, ce genre de bonnes paroles, lorsqu’ils ressortent des tréfonds de l’âme des élites dirigeantes. Pour ainsi dire, la corpulence est d’abord celle de l’âme. Par conséquent, les véritables révolutions humaines aussi bien violentes, car souvent menées par des illuminés, que pacifiques puisque conduites par des gens sensés, engendrent indéniablement le bien-être et le progrès, et non le mal-être et la régression. Les avancées technologiques, liées à l’exploitation des ressources végétales et animales, censées assurer le bonheur humain sans discrimination ni frontières entre les peuples, n’arrivent pas cependant à réaliser ces bonnes intentions et, à partir de la, de ne pas pouvoir assôirent une « coexistence alimentaire » à l’échelle mondiale. A ce train, l’avenir des démunis serait bien sombre !

L’AVENIR APPARTIENDRA AUX POPULATIONS QUI PRODUISENT BEAUCOUP DE MATIERES AGRICOLES, S’ALIMENTENT SAINEMENT ET VIVENT INTELLIGEMMENT.

En d’autres termes, produisent abondamment les produits de base dits nobles, dont notamment les céréales, et, surtout, qu’elles adoptent une alimentation variée, saine et riche en fibres et nutriments essentiels. Sans lourdeurs ! Par conséquent, l’important ne se trouve pas dans le quantitatif mais bel et bien dans le qualitatif.

Dans mon patelin, comme pour d’autres régions du pays d’ailleurs, des centaines de mille de jeunes se nourrissent dans des échoppes à ciel ouvert ou l’on prépare des casse-croûtes à base de pain, et de quelques pois chiches bouillis au… bicarbonate, et beaucoup de Harissa. Un mélange de tous les risques voire de drogue alimentaire d’autant plus que cet «encas » ne coûte pas plus de 15 DA !

En effet, le piment appartient à la famille botanique que celle du tabac – les solanées – produisant un état euphorisant et « apaisant ». Mais, également, une habitude tenace voire d’accoutumance aux multiples effets psychiques, imprévisibles, et surtout psychosomatiques dont les ulcères stomacaux. Un système alimentaire de tous les dangers, d’autant plus que les changements des habitudes culinaires évoluent rapidement, dans ce sens, et vont s’accélérer dans l’avenir. Les maladies gastriques d’origine alimentaire également. Dont les Carcinomes. Que Dieu nous en protégent !

Il serait utile d’ajouter qu’il y a des peuples en face à des mirages, de tous ordres, à l’image de celui miroité par un haut dirigeant de la FAO lors de sa visite en 1987 dans notre pays nous garantissant, au pied levé et estomac rempli du succulent méchoui de Djelfa, l’autosuffisance alimentaire aux horizons… 2012.Un leurre en plus ! Alors que d’autres pays ils font, par le travail au quotidien, des miracles en tous genres, dont culinaires, et dans les autres domaines de la vie, notamment celui des sports de masse, synonymes de bien-être et sérénité collective, conjugués à de la bonne alimentation. Peu, mais saine.

Enfin, que les pouvoirs publics chargés de planifier et d’améliorer les productions agricoles et, particulièrement, ceux liés à l’éducation civique dans tous ses volets religieux et sanitaires, notamment agroalimentaires, imaginent pertinemment et courageusement les voies et moyens pour y parvenir à cet état d’esprit de frugalités et de discipline collective caractérisant les grands peuples ainsi prémunis de la dépendance alimentaire corollaire à la perte de la Dignité !!

N.B. Anciennement, des troubadours sillonnaient les marchés hebdomadaires de l’ensemble du Maghreb. Parmi leurs incantations, il existe une méritant d’être citée. Elle stipule : «Anouaril’koum Ezenba? ouin-yenba?» : Je vous montrerais là où se vend l’élixir de l’amour. Alors que d’autres versions disent qu’il s’agirait de celui d’une plante hallucinogène et…nutritionnelle ! Les deux derniers matchs Algérie/Egypte, c’est un peu ça. Le pouvoir Egyptien a reçu, à cette occasion, du pain béni offert par des… Algériens lui permettant de mobiliser des jeunes masses populaires, hallucinés et en mal d’inspiration, autour des prochaines élections présidentielles «familiales» en Egypte. Et nous ?

Ali Brahimi

La malnutrition entrave la croissance de millions d’enfants

Posted on 14 novembre 2009 (0)

hopital2 Dans le monde en développement, quelque 200 millions d’enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance en raison d’une sous-nutrition maternelle et infantile chronique, d’après un rapport de l’UNICEF rendu public aujourd’hui et intitulé « Suivre les progrès dans le domaine de la nutrition de l’enfant et de la mère ».

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) estime que 200 millions d’enfants de moins de 5 ans souffrent actuellement dans les pays pauvres d’un retard de croissance dû principalement à une sous-nutrition maternelle et infantile chronique. Les générations futures sont en danger si l’on ne tente pas d’urgence de mettre fin à la sous-nutrition, affirme l’UNICEF.

La sous-nutrition contribue à plus d’un tiers des décès des enfants de moins de cinq ans. Elle reste souvent invisible jusqu’au moment où elle atteint un stade grave, et il arrive que des enfants apparemment en bonne santé souffrent en réalité de sérieux problèmes qui risquent de compromettre de façon permanente leur santé et leur développement.

« La sous-nutrition dépouille un enfant de sa force, et des maladies auxquelles son corps serait normalement en état de résister deviennent bien plus dangereuses, a dit Ann M. Veneman, Directrice générale de l’UNICEF. Plus d’un tiers des enfants qui meurent de pneumonie, de diarrhée ou d’autres maladies auraient pu survivre s’ils n’avaient souffert de sous-nutrition. »

Les 1000 jours qui s’écoulent entre la conception et le deuxième anniversaire de l’enfant sont les plus importants pour son développement. Pendant cette période cruciale, les carences nutritionnelles peuvent réduire ses capacités à lutter contre la maladie et à y survivre et amoindrir ses facultés sociales et mentales.

« Ceux qui survivent à la sous-nutrition seront en plus mauvaise santé physique tout au long de leur vie et leurs facultés cognitives seront affectées, ce qui limitera leurs capacités d’apprentissage et leurs chances d’obtenir un revenu décent, a ajouté Mme Veneman. Ils sont piégés dans un engrenage de mauvaise santé et de pauvreté qui peut durer plusieurs générations. »

Le retard de croissance est l’une des conséquences d’une mauvaise nutrition à long terme pendant la petite enfance. Il est associé à des problèmes de développement qui sont souvent impossibles à corriger. Un enfant atteint d’un retard de croissance souffrira vraisemblablement toute sa vie d’une mauvaise santé et ne pourra réaliser tout son potentiel. La réponse est donc dans la prévention. » Plus de 90 pour cent des enfants qui présentent un retard de croissance dans le monde en développement vivent en Afrique et en Asie.

Une alimentation inadéquate peut aussi entraîner une insuffisance pondérale chez les enfants. Ils connaissent alors les mêmes problèmes de santé et de développement, mais il est possible d’y remédier si la nutrition et la santé s’améliorent un peu plus tard pendant l’enfance.

Heureusement, il est parfaitement possible de réduire, voire d’éliminer la sous-nutrition. D’énormes progrès ont été faits dans la mise au point de solutions peu coûteuses, comme les micronutriments, offertes aux populations vulnérables du monde entier.

On a par exemple beaucoup progressé pour améliorer l’accès des enfants à du sel iodé et à des suppléments de vitamine A, ce qui a contribué à réduire la mortalité des enfants et des nourrissons. Dans les pays les moins avancés du monde, le pourcentage d’enfants de moins de cinq ans qui reçoivent des doses cruciales de vitamine A a plus que doublé, puisqu’il est passé de 41 pour cent en 2000 à 88 pour cent en 2008.

Parmi les interventions qui ont prouvé leur efficacité, il faut retenir l’allaitement exclusif jusqu’à six mois (puis combiné à des aliments nutritionnellement adéquats), qui peut avoir un impact significatif sur la survie de l’enfant, voire réduire la mortalité infantile de 19 pour cent dans les pays en développement. Le rapport comprend des données qui montrent que 16 pays en développement ont réussi à augmenter leurs taux d’allaitement maternel exclusif de 20 pour cent, sur des périodes allant de sept à douze ans.

Même si 90 pour cent des enfants souffrant d’un retard de croissance vivent en Afrique et en Asie, on enregistre des progrès sur ces deux continents. En Asie, la prévalence des retards de croissance est passée d’environ 44 pour cent en 1990 à quelque 30 pour cent en 2008, alors qu’en Afrique, elle est passée de 38 pour cent en 1990 à quelque 34 pour cent en 2008.

« Les engagements de la communauté internationale concernant la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable s’inscrivent dans un programme d’action plus large qui permettra de résoudre les questions cruciales soulevées dans ce rapport, » a dit Mme Veneman, « si l’on ne s’attache pas à lutter contre les causes de la sous-nutrition maternelle et infantile aujourd’hui, les coûts seront considérablement plus élevés demain. » Source : Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef)

Les compléments alimentaires sous surveillance

Posted on 31 octobre 2009 (0)

alimentationLe ministère de la Santé annonce le « lancement d’un dispositif national de vigilance sur les compléments alimentaires ». L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) demande aux professionnels de santé à signaler les effets indésirable lié à la prise d’un supplément consommé en moyenne par 20% des adultes et 10% des enfants.

Le concept de complément alimentaire est relativement récent. Il a été défini par la directive 2002/46/CE du Parlement européen, transposée par le décret du 20 mars 2006 : « On entend par compléments alimentaires les denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés… ».

La loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » de Roselyne Bachelot a confié à l’Afssa la « mise en œuvre du système de vigilance sur les compléments alimentaires » faisant l’objet d’adjonction de substances à but nutritionnel ou physiologique et l’ensemble des produits destinés à une alimentation particulière ». En 2010, uUn décret d’application fixera toutes les modalités de mise en œuvre de ce système de vigilance.

Actuellement, la législation précise que les compléments alimentaires sont « commercialisés sous forme de doses, à savoir les formes de présentation telles que les gélules, les pastilles, les comprimés, les pilules et autres formes similaires, ainsi que les sachets de poudre, les ampoules de liquide, les flacons munis d’un compte-gouttes et les autres formes analogues de préparations liquides ou en poudre destinées à être prises en unités mesurées de faible quantité. »

Les compléments alimentaires dépendent du code de la consommation et font l’objet de déclaration auprès de la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui examine leur composition et réalise des contrôles à l’instar des autres catégories de denrées alimentaires. La réglementation prévoit une liste positive progressivement établie des ingrédients pouvant entrer dans leur composition, actuellement ciblée sur les vitamines et minéraux au niveau européen, élargie au niveau national par des doses journalières maximales à ne pas dépasser et diverses substances telles que les plantes(1).
Il existe des compléments alimentaires à base de plantes, de vitamines et minéraux, ou d’autres substances utilisés dans des secteurs très divers tels que : nutrition, minceur, tonique, digestion, beauté, ménopause, cardiovasculaire,…

Mais contrairement aux médicaments, la commercialisation des compléments alimentaires ne nécessite pas d’autorisation individuelle de mise sur le marché fondée sur l’évaluation d’un dossier industriel par une instance d’expertise. L’industriel est responsable de la conformité des mises sur le marché avec les normes en vigueur, de la sécurité et de la non-tromperie du consommateur.

L’Afssa débute donc sa mission par une phase pilote sur la vigilance de tous les compléments alimentaires pour détecter les effets indésirables liés à leur consommation. Ce nouveau dispositif comprend notamment la déclaration, par chaque professionnel de santé, des effets indésirables observés chez les consommateurs des compléments alimentaires.

On a constaté ces dernières années une augmentation de la consommation de compléments alimentaires dans la population française et des aliments enrichis dans l’offre alimentaire. Les déficits et, a fortiori, les carences en nutriments sont très rares en population générale et concernent majoritairement des groupes particuliers de population (femmes enceintes, personnes âgées en institution, populations en situation de grande précarité, par exemple).

Dans ces groupes de population spécifiques, des apports supplémentaires en vitamines, minéraux et autres nutriments par les compléments alimentaires ou l’alimentation enrichie peuvent présenter un intérêt, mais leur indication dans ces situations relève plus du conseil médical que d’une démarche alimentaire individuelle non éclairée.
Pour la très grande majorité de la population, une alimentation équilibrée suffit à apporter tous les nutriments nécessaires à la santé. Il n’y a donc pas de bénéfice démontré à consommer des compléments alimentaires alors même que l’on manque d’études qui permettraient, lors de prises régulières et prolongées, de montrer leur innocuité et que des accidents aigus graves sont rapportés.

Dans le cas compléments alimentaires contenant des vitamines et minéraux, il existe un risque de dépassement des limites de sécurité pour le consommateur. Un message que porte l’Afssa au niveau européen en travaillant sur l’exposition des français. Dans le cas du zinc par exemple, il suffit, de consommer des aliments riches en zinc associés à la prise d’un complément alimentaire, pour multiplier par deux les apports nutritionnels conseillés en zinc et approcher ainsi la limite de sécurité.

Dans le cas de compléments alimentaires à base de plantes, l’innocuité de la préparation ne peut être démontrée que si les conditions de production et d’utilisation sont bien définies ; les spécificités botaniques (espèces, parties de plantes) ; le mode d’extraction des substances actives ; l’homogénéité des lots ; les contaminants éventuels sont autant de facteurs qui peuvent faire varier la composition et donc les propriétés du produit final.

Les données transmises par les médecins notammentseront analysées au sein d’un comité technique constitué notamment de représentants des principales organisations en charge de vigilance et de surveillance en France. Il sera possible d’interroger les partenaires de l’Agence au niveau européen et si possible ses comités d’experts spécialisés.

Dès aujourd’hui, les professionnels de santé ont accès au dispositif de télédéclaration sur les effets indésirables des compléments alimentaires sur le site de l’Afssa.

Nos aliments sont-ils contrôlés pendant le mois de Ramadan ?

Posted on 13 octobre 2009 (0)

alimentsL’Algérie a été, ces dernières années, le siège d’un développement important des industries agroalimentaires, qui ont déversé sur le marché des dizaines et des centaines de nouveaux produits. Mais, contrairement à la sévérité du contrôle subi par les denrées à l’exportation, les produits consommés localement, qu’ils soient algériens ou importés, ne bénéficient pas d’un contrôle systématique.

Particulièrement, le contrôle de la qualité microbiologique, lorsqu’il est effectué, est fait sur la base d’un échantillonnage quelquefois peu rigoureux.

L’Algérie a été, ces dernières années, le siège d’un développement important des industries agroalimentaires, qui ont déversé sur le marché des dizaines et des centaines de nouveaux produits.

Mais, contrairement à la sévérité du contrôle subi par les denrées à l’exportation, les produits consommés localement, qu’ils soient algériens ou importés, ne bénéficient pas d’un contrôle systématique. Particulièrement, le contrôle de la qualité microbiologique, lorsqu’il est effectué, est fait sur la base d’un échantillonnage quelquefois peu rigoureux. Il se trouve, en effet, que le déve-loppement trop rapide du secteur a fait en sorte que, malgré les efforts importants de ces dernières années, les services responsables du contrôle ne bénéficient pas de moyens suffisants en matériel et en personnel qualifié.

Sans compter que la législation, essentiellement héritée de la période coloniale, souffre en matière d’hygiène et de bactériologie alimentaire de faiblesses et d’omissions.

L’absence ou l’insuffisance du contrôle à la production donne lieu, par ailleurs, à une grande hétérogénéité de la qualité des produits, qui constitue un frein au progrès de l’industrie agroalimentaire. Cependant, les contrôles de produits finis se sont multipliés à mesure qu’ont été mis sur pied divers laboratoires de contrôle. Ces contrôles sont nombreux et diversifiés, – opérés soit à la demande de la direction de l’Hygiène du milieu et de la protection de l’environnement au ministère de la Santé publique, soit sur des prélèvements effectués par les sous-directions de la Répression des Fraudes, soit encore, et de plus en plus souvent, sur initiative des industriels eux-mêmes. Mais l’organisation peu rigoureuse et non systématique de ces contrôles, si elle contribue tout de même à une amélioration indiscutable de la qualité hygiénique des denrées, ne permet pas de mettre un frein définitif à la vente de denrées avariées ou contaminées qui mettent en danger la santé du consommateur de manière quotidienne.

Tous les experts sont aujourd’hui d’accord pour estimer que le contrôle alimentaire ne peut se développer en Algérie tant que les bases juridiques appropriées font défaut. Un assainissement de l’hygiène des aliments ne peut en effet être assuré sans la mise sur pied de tout un dispositif légal énonçant les grands principes du système de contrôle, une définition précise des infractions et sanctions ainsi que des textes d’application précis.

Or, face à ses pressantes nécessités d’ordre juridique, le pays ne dispose, pour l’essentiel, que d’un texte ancien – qui ne répond que partiellement aux problèmes posés.

Ainsi, de nombreux produits, faute de références juridiques suffisantes, ne peuvent être contrôlés de manière efficace. De plus, les méthodes d’analyse, n’étant pas légalement fixées, ne sont pas uniformisées. Les laboratoires chargés du contrôle font de leur mieux pour s’inspirer, chacun selon son «ijtihed», des méthodes et des normes homologuées étrangères, en particulier françaises. Quoi qu’il en soit, l’Algérie a vécu, ces dix dernières années, une expérience fort enrichissante dans le domaine du contrôle de l’hygiène des denrées alimentaires. Et même si, parfois, les «moyens du bord» ont prévalu, les actions multiformes consenties et l’intense réflexion collective ont conduit à une parfaite perception, non seulement de la sitation prévalente, mais aussi des problématiques qui se posent et d’une batterie de mesures et de solutions qui ne demandent plus qu’à être traduites en termes juridiques. On a pensé pendant longtemps que ce qui manquait à l’Algérie, c’était l’établissement de normes rigoureuses auxquelles doivent se conformer les produits alimentaires. Mais on s’est vite rendu compte qu’il fallait prendre garde de croire que la normalisation permettait de résoudre tous les problèmes de qualité. Il s’agit, certes, d’un moyen nécessaire, d’ailleurs en cours de réalisation, mais loin d’être suffisant. Car ce qui fait l’originalité principale du domaine alimentaire c’est que la qualité nutritionnelle ou l’innocuité biologique, bactériologique ou chimique d’un produit dépend beaucoup, au-delà des paramètres mesurables présentés par le produit fini, des conditions particulières de production, de stockage et de distribution. C’est ainsi que des produits laitiers parfaitement sains au sortir de l’usine sont exposés au soleil avec les conséquences que l’on sait.

De plus, si l’analyse bactériologique a été retenue comme test reproductible de l’hygiène d’une denrée, il ne faut pas oublier que l’analyse ne vaut que ce que vaut l’échantillon et que l’échantillon ne vaut que ce que valent les techniques de prélèvement, les règles d’échantillonnage et les conditions de transport jusqu’au laboratoire. En réalité, l’hygiène des aliments ne peut se résoudre à un simple comptage de germes au niveau du produit fini. Les matières premières utilisées dans l’industrie constituent en elles-mêmes une source particulière de contamination et doivent bénéficier de toute notre attention.

L’air est souvent un vecteur important de microbes, surtout lorsqu’il est humide, ce qui est, pour des raisons climatiques, souvent le cas dans notre pays, et plus particulièrement dans les industries manipulant des jets d’eau à des températures élevées. Les gouttelettes porteuses de germes, en suspension dans l’air, peuvent alors être responsables de la recontamination même d’une production assurée dans les meilleures conditions.

Les poussières, les fumées, les courants d’air, sont souvent des causes de pollution de l’environnement du produit. Dans certaines fabriques, d’importantes étapes dans la chaîne de production se font à l’air libre ou sur des surfaces non protégées contre les souillures et les poussières. L’emballage, censé devoir protéger contre une recontamination est, parfois, et paradoxalement, lui-même porteur de germes. Dans d’autres situations, les manipulateurs touchent de leur mains nues des surfaces, du matériel, des ingrédients ou un emballage qui, par la suite, ne seront soumis à aucune sorte de désinfection. Des machines fonctionnent en état de contact direct avec l’atmosphère du local de fabrication. Les mouches et insectes circulent librement, parfois attirés par les bonnes odeurs des denrées. Enfin, le manque de ventilation peut être une cause importante de présence de germes.

Les situations que nous venons de citer ont certes contrarié les efforts des responsables et des scientifiques, mais elles ne sont pas venues à bout de toute l’énergie déployée depuis quelques années dans la lutte pour l’amélioration de l’hygiène des denrées alimentaires. Ainsi, les méthodes de traitement des eaux se sont avérées correctes et efficaces.

C’est ainsi que pour les crèmes glacées, on est passé de 42 % d’échantillons impropres à la consommation en 1979 à 26 % en 1982. Les laits et produits laitiers ont marqué une évolution positive encore plus notable.

On passe en effet de 70 % en 1979 à 26,5% d’échantillons impropres à la consommation en 1982. Mais il s’agit là de denrées provenant non pas d’établissements industriels contrôlés mais de fermes où les conditions d’élevage laissent à désirer et qu’il est plus difficile d’inspecter voire même de recenser. Il est aujourd’hui plus que jamais clair pour les responsables algériens que le contrôle de la qualité hygiénique dans l’industrie alimentaire doit englober et les produits, et les équipements, et le personnel. Il doit être, de plus, assuré, de manière systématique à toutes les étapes, de l’état de matière première à la distribution en passant par les différents stades de la fabrication, le transport et le stockage. En particulier, un contrôle strict et systématique des matières premières et des ingrédients et additifs utilisés peut jouer un rôle fondamental dans la recherche d’une bonne qualité microbiologique du produit fini. Car, lorsqu’elles sont altérées, les matières premières ne font pas que rendre inutilisable le produit alimentaire en cours de fabrication ; elles causent la contamination de toutes les machines, de toutes les surfaces de travail et de tout le matériel de l’entreprise. Elles entraînent, en plus, du fait aussi de la mauvaise aération une contamination de l’air ambiant et des murs. Ne pas oublier parmi ces matières premières, l’eau entrant dans la fabrication du produit.

D’un autre côté, et dans les locaux de travail, le nettoyage quotidien à grande eau, qui parfois fait défaut, doit être renforcé de manière obligatoire et régulière, par une opération de désinfection chimique.

Mais il faut avoir à l’esprit qu’à toutes ces exigences, à toutes ces nécessités, une première condition, souvent oubliée, reste la conscience du personnel de l’usine. S’il a acquis une connaissance suffisante en matière d’éducation sanitaire, s’il est conscient des problèmes d’hygiène qui se posent et des risques qu’il faut courir au consommateur dont sa propre famille et ceux qui lui sont chers, la bataille de l’hygiène alimentaire est gagnée.

La législation, le système de contrôle, la répression des fraudes et les normes ne sont plus alors que des adjuvents. A l’heure actuelle, l’alimentation est l’une des préoccupations de tous les pays et surtout les pays en voie de développement et sous-développés. En plus des problèmes qualitatifs et quantitatifs, il se pose le problème de l’hygiène des aliments.

Ce problème est en relation avec l’urbanisation, les distances de plus en plus grandes entre le lieu de production et de consommation, et l’industrialisation de la production des aliments. En réalité, l’hygiène alimentaire présente plusieurs aspects dont nous pouvons citer :

º La nature de l’aliment et son origine.

º La ration alimentaire.

ºLa contamination bactérienne et chimique.

º Le transport des aliments.

º Le stockage.

º La conservation.

º La distribution.

º Le contrôle.

º La réglementation.

Les principales maladies bactériennes et parasitaires transmises par les aliments :

Il faut tout d’abord rappeler que nous vivons dans des pays chauds, que l’élévation de la température favorise la croissance bactérienne et augmente les risques d’intoxications et toxi-infections alimentaires de plus en plus fréquentes et notamment au niveau des cantines (restaurants universitaires, internats…) et à l’occasion de manifestations occasionnelles (congrès, mariages, réceptions). Dans la majeure partie des cas, ces intoxications sont dues à des salmonelles et staphylocoques.

D’autre part, les aliments peuvent véhiculer des agents bactériens et parasitaires qui varient en fonction de la nature de l’aliment.

De par leur origine, les aliments se divisent en 2 groupes :

º Les aliments d’origine animale

º Les aliments d’origine végétale

A – Aliments d’origine animale :

1) Le lait et ses dérivés :

a) Le lait :

Nous commençons par le lait

º Bacille tuberculeux bovin

º Les brucelles

º Bacille typhique et paratyphique provenant d’un porteur de germes ou d’une eau polluée ayant servi au lavage du matériel.

º Les streptocoques et les staphylocoques de la mammité des bovidés.

º Les salmonelles responsables de toxi-infections alimentaires.

b) Les fromages :

Il y a 3 groupes de fromages :

º Fromages cuits

º Fromages frais fermentés

º Fromages frais non fermentés.

Ce sont ces derniers qui peuvent être contaminés par des germes pathogènes.

c) Le Yaourt :

Préparé par action des ferments lactiques sur le lait pasteurisé.

d) Le beurre :

Rarement en cause dans la transmission.

2) Les oeufs :

Les germes pathogènes peuvent se trouver dans l’oeuf et notamment dans le blanc.

Nous pouvons citer en particulier les salmonelles et le BK aviaire.

En effet, l’oeuf peut se contaminer au moment de sa formation, par la présence des salmonelles dans les voies génitales des poules, soit à travers la coquille si les pondoirs sont mal nettoyés ou si l’oeuf est entreposé dans des endroits insalubres.

3) Les viandes :

Les viandes peuvent transmettre des maladies parasitaires ou bactériennes.

En effet, la consommation d’une viande mal cuite peut entraîner le ténia ou la trichinose. Il ne faut pas négliger le rôle de la viande dans le cycle de l’ecchinococcose par l’intermédiaire des animaux (chien, chat), en sachant que l’hydatidose est un fléau dans notre pays. La règle d’or à suivre est de brûler toutes les viandes saisies.

Par ailleurs, la viande peut contenir des germes pathogènes (BK, brucelles) ou être à l’origine de toxi-infections alimentaires à salmonelles, ces dernières représentent 85 % des intoxications dues aux viandes, et d’intoxications staphylococciques; dans ce cas, la viande se contamine par les manipulateurs présentant une suppuration staphylococcique. Enfin, et bien que rare dans notre pays, la viande peut entraîner des intoxications par la toxine préfabriquée de clostridium botalisium (ou botulisme).

4) Les volailles :

La viande peut être contaminée par les salmonelles et le BK aviaire.

5) Les poissons :

Les poissons sont rarement responsables de (salmonelles).

6) Les coquillages :

Personne n’ignore le rôle des huîtres dans la transmission de la fièvre typhoïde et l’hépatite virale.

Sans oublier les moules souvent responsables de salmonelles.

8) Les crèmes glacées :

Contenant du lait et des oeufs peuvent être à l’origine de plusieurs infections.

9) Les gâteaux :

Par l’intermédiaire des oeufs ou du lait.

B- Aliments d’origine végétale :

La contamination des légumes et des fruits provient essentiellement de l’usage des eaux usées et engrais à base d’excréments humains et animaux.

Ces produits jouent un rôle important dans la transmission des maladies infectieuses et sont exceptionnellement en cause dans certaines maladies.

1) Les légumes :

Les légumes consommés crus peuvent transmettre différentes maladies telles que la typhoïde, la dysentérie amibienne, la polyomyélite, la distomatose, l’ascaridiose et l’hydatidose.

2) Les fruits :

Quant aux fruits, ils ont un rôle, s’ils tombent par terre. Ils peuvent transmettre des maladies bactériennes mais surtout l’hydatidose.

La conservation des aliments:

Il est bien évident que l’idéal est la consommation des produits frais et surtout les légumes, les fruits, le lait et les oeufs. Mais, à l’heure actuelle, cette chance est de plus en plus rare et surtout pour les citadins.

Donc, il faut conserver les aliments pour pouvoir les consommer.

II existe actuellement plusieurs techniques de conservation très efficaces; toutefois, il faut avoir, présent à l’esprit la règle : de ne pas conserver un produit de mauvaise qualité bactériologique car la plupart des techniques de conservation ne détruisent pas les bactéries mais inhibent leur croissance et même les techniques qui tuent les bactéries sont d’autant plus efficaces que le nombre de bactéries au départ est plus faible.

Le stockage :

Durant le stockage, un aliment frais subit 2 types de modifications.

º Oxydation enzymatique (processus d’autostruction).

º Pillulation microbienne qui va détériorer les constituants de l’aliment.

Pour les aliments d’origine animale, les enzymes tissulaires vont dans un premier temps attendrir la viande, mais dans un second temps par un processus de décarboxylation oxydative aboutir à la formation d’amines toxiques.

La destruction chimique et bactériologique des aliments est favorisée par les différentes manipulations (transport, transbordement, écrasement), donc la règle est de réduire au minimum ces opérations.

Le contrôle des aliments : Le contrôle des aliments doit être effectué à tous les niveaux, de la production jusqu’à la consommation, sans oublier évidemment l’autocontrôle familial.

Ce contrôle doit conserver les lieux de production et de stockage, les moyens de transport et les lieux de distribution. Il faut également contrôler périodiquement les manipulateurs, car ils jouent un rôle important dans la contamination des aliments.

Conclusion:

Nous pouvons dire que les problèmes de l’hygiène des aliments sont liés aux modifications du mode de vie.

Par ailleurs, nous notons que pour assurer une hygiène correcte des aliments, il faut l’intervention du vétérinaire et du médecin, mais il faut en plus le rôle du biologiste, du chimiste, du physicien et de l’Educateur sanitaire. Nous pensons par ailleurs que pour obtenir des aliments propres à la consommation, il faut éduquer le manipulateur et surtout le citoyen, cette éducation peut se faire par le pharmacien, plus particulièrement, l’officinal, qui possède des compétences reconnues pour l’éducation sanitaire et sociale.

Dr. Yahia Dellaoui, Service de thérapeutique de la Faculté de médecine d’Oran