Médicaments Archive

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Europe : 34 millions de faux médicaments saisis

Posted on 07 décembre 2009 (0)

0«En seulement deux mois, l’Union Européenne a saisi 34 millions de faux comprimés » au cours des contrôles douaniers ciblés dans l’ensemble des pays membres, a déclaré le commissaire européen à l’Industrie au journal allemand Die Welt. « Les trafiquants ont compris que c’était plus profitable que de la drogue parce que c’est beaucoup moins contrôlé que la drogue », explique le professeur Marc Gentilini. « De plus en plus de morts sont liées à la prise de médicaments trafiqués, sous-dosés ou contenant des impuretés ; on a même vu des vaccins qui étaient remplacés par de l’eau », a déploré le professeur Gentilini.

Au moins « 34 millions de faux comprimés ont été saisis lors de contrôles douaniers ciblés dans tous les pays membres » de l’Union européennes « en seulement deux mois », selon le commissaire européen à l’Industrie, Günter Verheugen. La contrefaçon concerne notamment des antibiotiques, des traitements anticancéreux, des médicaments contre le cholestérol et le fameux Viagra.

Le Viagra est l’un des produits contrefaits les plus vendus en France. Ce triste commerce représente 10% du commerce pharmaceutique mondial, soit 45 milliards d’Euro, chiffres avancés par l’Organisation mondiale de la santé. L’appel de Cotonou vise à inciter les responsables politiques du monde entier à se mobiliser contre ce fléau. En quelques jours, les services de police et les autorités sanitaires de 24 pays développés ont ainsi recensé plus de 800 sites illégaux à travers le monde, et certains ont immédiatement été fermés. Un millier paquets et 160.000 pilules ont été saisis depuis lundi.

« L’économie criminelle des faux médicaments me révolte parce qu’elle s’attaque aux pays les plus pauvres, et, en leur sein, à des familles sans protection sociale et sans moyens et parce qu’elle concerne les médicaments les plus indispensables à la santé individuelle et collective : ceux qui soignent le paludisme, la tuberculose, le SIDA », a déclaré dernièrement Jacques Chirac. Ce business s’insinue partout, sur les marchés des rues, comme sur Internet, et grossit au point que ses revenus dépassent ceux du trafic de la drogue. La France et d’autres pays développés ne sont pas épargnés par ce trafic criminel.

Médicaments : Leclerc lance sa nouvelle campagne

Posted on 21 novembre 2009 (0)

0Michel-Edouard Leclerc, président des centres Leclerc, a décidé de lancer une nouvelle campagne de publicité afin d’obtenir l’autorisation de vendre des médicaments. L’Ordre national des pharmaciens s’oppose à ce projet, redoutant « la banalisation du médicament ». Pour Jean-Charles Tellier, « un médicament n’est jamais anodin, prescrit ou pas prescrit ».

Michel-Edouard Leclerc tente une nouvelle fois d’obtenir l’autorisation de vendre des médicaments non remboursés dans certains magasins Leclerc. La diffusion de spots télévisés se fera sur différentes chaînes de télévision. Leclerc prévoit aussi des encarts à faire apparaître dans la presse.

Leclerc met en avant la professionnalisation de ses parapharmacies et souhaite que ses docteurs en pharmacie aient le droit de vendre librement tous les médicaments non remboursés à prix E.Leclerc. Il faudrait que les pharmaciens de Leclerc soient préalablement inscrits à l’Ordre des pharmaciens pour pouvoir réclamer une telle autorisation, réagit Jean-Charles Tellier. Il estime que les pharmaciens Leclerc « n’ont pas de code de déontologie à respecter ».

Le groupe Leclerc a été condamné en 2008 par le tribunal de grande instance de Colmar à retirer sa campagne publicitaire sur la vente en grande surface de médicaments non remboursés sous peine d’astreintes. Cette condamanation a été saluée par les groupements et syndicats de pharmaciens qui dénoncent une « pratique commerciale déloyale » reposant sur une présentation pouvant induire en erreur. Le tribunal a estimé que l’ensemble des publicités stigmatise nécessairement et évidemment les pharmaciens d’officine et favorise dans le même temps les parapharmacies Leclerc.

La première publicité de Leclerc représentait des médicaments en bijoux de luxe. Le spot télévisé, repris également sur internet est « encore plus simplificateur et infantilisant », selon le tribunal, qui a considéré que cette pub laisserait croire que la pharmacie d’officine est la seule responsable « de la perte du pouvoir d’achat en matière de santé et de l’augmentation du prix du médicament ».

La justice française a qualifié le publicité Leclerc de l’an passé de « simplificatrice », estimant qu’elle accuse indirectement les pharmaciens « d’être à l’origine de la baisse du pouvoir d’achat en rappelant évidemment et constamment que les prix Leclerc sont les plus bas ».

Internet, le supermarché des faux médicaments

Posted on 20 novembre 2009 (0)

Faux-médicamentsInternet est devenu le supermarché des faux médicaments, un marché qui inquiète les autorités sanitaires françaises. Le Viagra est l’un des produits contrefaits vendus en France via le Net. Ce triste commerce représente 10% du commerce pharmaceutique mondial, soit 45 milliards d’Euro, chiffres avancés par l’Organisation mondiale de la santé. L’appel de Cotonou vise à inciter les responsables politiques du monde entier à se mobiliser contre ce fléau.

« Les trafiquants ont compris que c’était plus profitable que de la drogue parce que c’est beaucoup moins contrôlé que la drogue », explique le professeur Marc Gentilini. « De plus en plus de morts sont liées à la prise de médicaments trafiqués, sous-dosés ou contenant des impuretés ; on a même vu des vaccins qui étaient remplacés par de l’eau », a déploré le professeur Gentilini.

Interpol a rendu publics les résultats d’une opération de grande ampleur menée conjointement avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour lutter contre ces ventes illicites par Internet. En quelques jours, les services de police et les autorités sanitaires de 24 pays développés ont ainsi recensé plus de 800 sites illégaux à travers le monde, et certains ont immédiatement été fermés. Un millier paquets et 160.000 pilules ont été saisis depuis lundi.

« L’économie criminelle des faux médicaments me révolte parce qu’elle s’attaque aux pays les plus pauvres, et, en leur sein, à des familles sans protection sociale et sans moyens et parce qu’elle concerne les médicaments les plus indispensables à la santé individuelle et collective : ceux qui soignent le paludisme, la tuberculose, le SIDA », a déclaré dernièrement Jacques Chirac. Ce business s’insinue partout, sur les marchés des rues, comme sur Internet, et grossit au point que ses revenus dépassent ceux du trafic de la drogue. La France et d’autres pays développés ne sont pas épargnés par ce trafic criminel.

Selon l’OMS, un médicament sur quatre utilisé dans les pays en développement est faux et 200.000 décès par an pourraient être évités, si les médicaments prescrits contre le paludisme étaient conformes à la réglementation et capables de traiter réellement la maladie. C’est pourquoi, devant ces drames, plusieurs Chef d’Etat et de gouvernement ont lancé dernièrement un appel contre l’impunité et l’indifférence.

120 médicaments en rupture de stock

Posted on 25 octobre 2009 (0)

médicamentsEn Algérie, le Syndicat national des pharmaciens d’officines (Snapo) a dressé, le 13 du mois courant, une liste exhaustive de plus de 120 médicaments en rupture de stock depuis le 8 du même mois. Cette liste, dont nous détenons une copie, énumère avec force détails les conséquences de la pénurie qui dure depuis pratiquement deux mois et qui revient de façon cyclique ces dernières années.

L’entité syndicale alerte sur une réelle tension sur les produits de substitution ou les produits équivalents qui sont donnés aux malades quand le médicament prescrit vient à manquer. Ainsi, le Snapo précise dans un document que « lorsqu’une marque d’un médicament disparaît du marché, toute la tension se répercute sur les autres marques équivalentes qui, par conséquent, ne suffisent plus à honorer la demande et induit la rupture de ces autres marques équivalentes ». « Le même phénomène, poursuit le document, est observé lorsqu’un conditionnement ou un dosage disparaît du marché, la demande augmente alors sur les autres présentations, conditionnements et dosages. Ce qui engendre des tensions et des ruptures ». Le Snapo donne l’exemple du Paracétamol en sachets et Ranitidine B/16 en expliquant que si la boîte de 60 n’est pas disponible, elle entraîne la rupture de la boîte de 30 par augmentation de la demande. Le document ajoute qu’ « il existait une variété, et on ne trouve plus que deux spécialités actuellement ».

Selon le Snapo, les médicaments en rupture de stock touchent toutes les catégories de maladies et même les maladies chroniques sont concernées. Il donne l’exemple du Largactil cps (comprimés) 100 mg et Nozinon 25 cps et son générique. Lysanxia, un psychotrope accuse également un manque, même chose pour le Tegretol en sirop qui est prescrit pour les épileptiques, Fungysone, une lotion buccale pour les aphtes des enfants et des nourrissons, Thiorphan, enfants et nourrissons pour diarrhées aiguës le Valium en gouttes et sirop, un anticonvulsif pour les enfants et les nourrissons. Ainsi que trois médicaments pour les malades du coeur et de l’hypertension artérielle à savoir le Coravasal 2 mg et son générique, le Tahor en comprimés et l’Amlor également en comprimés. Certains antibiotiques comme Cefacet en sachets, l’Urobacid et Thiphenicol en comprimés.

Le Snapo constate que «la Glycérine en suppositoire est absente sur le marché. Elle est utilisée pour traiter la constipation des nourrissons en précisant « qu’aucun équivalent n’est disponible sur le marché, alors que microlax ou norgalax pour nourrissons et même pour adultes ne sont plus disponibles et ce, depuis des années». Les insuffisants respiratoires souffrent aussi du manque de Theophylline en comprimés (100, 200 et 300). Le paracétamol en sachets pour enfants et nourrissons n’est pas non plus disponible. Le syndicat indique que «suite à la rupture du doliprane, l’opérateur national fabriquant du Sapramol n’arrive plus à honorer la demande avec les dosages habituels, 100, 150, 200 et 300 mg donc même le sapromol est en rupture».

L’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop) a de son côté alerté les autorités sur une rupture de stock touchant encore plus de produits pharmaceutiques d’ici fin novembre, conséquence de l’instauration du crédit documentaire. Mercredi dernier, le réseau des associations des maladies chroniques a dénoncé les pénuries fréquentes de médicaments qui sont essentiels pour la survie des malades et le risque de rupture d’approvisionnement. Le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière a, quant à lui, nié en bloc, l’existence de pénurie. Saïd Barkat a affirmé jeudi dernier, en marge de la session plénière de l’APN qu’«il n’y a pas un seul médicament qui manque, notamment les médicaments de traitement du cancer ou des maladies chroniques». En soutenant que «le traitement nécessaire aux malades souffrant de ces maladies est disponible pour plusieurs mois». «Il faut, a-t-il conseillé, orienter vers les produits qui ne coûtent pas cher et qui sont efficaces et bons pour le malade et l’économie nationale».

Moufida R.

Cancer colo-rectal : l’aspirine préviendrait les rechutes

Posted on 13 octobre 2009 (0)

cancer-bsL’aspirine pourrait réduire de 29 % le risque de rechute du cancer colo-rectal, selon une étude américaine menée par des chercheurs de la Harvard Medical School. Au total, l’équipe du Dr. Andrew Chan a suivi 1.279 patients atteints de cancers du côlon de différents stades de gravité. Les participants ont été divisés en deux groupes. Le premier groupe était composé de 549 patients prenant de l’aspirine quotidiennement depuis qu’on leur a diagnostiqué le cancer en complément des autres traitements d’usage. Les 730 patients de l’autre groupe n’ajoutaient pas l’aspirine à leur ordonnance.

Avant cette étude, des médecins de l’université de Newcastle ont publié leurs travaux au journal médical FASEB prouvant que l’aspirine aurait des effets anti cancer qui s’étendraient au-delà de ce qui est déjà établi pour les inhibiteurs COX. Selon eux, l’aspirine réduirait la formation des vaisseaux sanguins nourriciers des tumeurs. Sans nouveaux vaisseaux formés lors d’un processus d’angiogénèse, les tumeurs n’auraient pas la possibilité de se développer. Ils exhortaient la communauté scientifique à explorer cette nouvelle voie de recherche pouvant apporter un type entièrement nouveau de médicaments contre le cancer.

L’aspirine agit sur une molécule signal, le NFkappaB, qui déclenche la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Selon les chercheurs de Newcastle, il existe un rapport dépendant entre la dose d’aspirine utilisée et la formation de nouveaux vaisseaux sanguins. Le Dr Gerald Weissmann explique que l’aspirine a toujours été considérée comme un médicament merveilleux.

D’après cette nouvelle é »tude, dans le groupe de ceux qui utilisaient l’aspirine, les chercheurs ont recensé 193 décès dont 81 étaient directement liés à leur cancer. Sur les 730 patients du second groupe ne prenant pas d’aspirine, 287 décès ont été enregistrés, dont 141 liés à leur maladie.

L’équipe de recherche a conclu que l’usage quotidien de l’aspirine chez des cancéreux diminuerait de 21 % la mortalité générale et de 29 % la mortalité causée par le cancer colo-rectal. Ils ont publié les résultats de leur étude dans le Journal of the American Medical Association.