Environnement Archive

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Les chaos humanitaires à genèse climatique

Posted on 10 décembre 2009 (0)

CopenhagueLe réchauffement climatique, sujet d’actualité que la conférence de Copenhague remet au goût du jour, n’est pas que d’ordre géophysique comme nous semblons nous en accommoder, mais bien plus que ça.

Nous rapportons volontiers aux grands de ce monde, dont certains continuent à ne pas tenir compte des recommandations de la Conférence de la Terre tenue à Rio en juin 1992, encore moins à consentir à ratifier le Protocole de Kyoto de 1997. Il est d’autant plus vrai que ces gouvernements n’ont aucune prise réelle sur les grands trusts industriels qui polluent, sans état d’âme, la biosphère. Si la vieille Europe est responsable de l’émission de 13 % de gaz à effet de serre (GES), la Chine et les USA seraient responsables à eux seuls, de 50 % de toutes les émissions de la planète. L’échéance 2012 est là et le processus semble s’emballer depuis bientôt cinq ans, pour prendre l’allure de cataclysmes naturels qui se suivent, mais qui ne se ressemblent. Leurs victimes premières ont été les populations du Sud du globe. Et, si à chaque chose malheur est bon, l’ouragan katrina, dévastateur de la Louisiane, est venu rappeler au pays de l’Oncle Sam qu’il n’était pas à l’abri de ces phénomènes météorologiques. Cette catastrophe a démontré au monde entier, qu’en dépit des moyens colossaux de cette nation, les populations touchées sont rendues vulnérables par le chaos humanitaire. Les transferts de population vers d’autres Etats voisins a changé, dit-on, la configuration ethnique de cet Etat du sud, connu pour être le berceau de la race afro-américaine. Le bouleversement des profils démographiques des nations est probablement l’un des déchirements humanitaires de ce millénaire résultant des soubresauts climatologiques de la planète et dont l’homme en est l’unique responsable. La submersion de grands territoires du Bengladesh, l’un des pays les plus peuplés et les plus pauvres, fait subir aux populations les pires exactions socio-économiques exercées sur l’homme.

Des clans entiers d’agriculteurs ont dû quitter leurs terres submergées, pour aller s’implanter ailleurs. Pour beaucoup d’entre eux, l’opération s’est répétée jusqu’à vingt fois, fuyant à chaque fois la furie des eaux. L’image de cet exode est reflétée par l’homme bengali, portant sont toit en zinc à bout de bras. Pour contenir le flux migratoire climatique, l’Inde la grande puissance économique voisine a érigé une barrière de barbelés. Les « check-point » qui filtrent les transfuges ne laissent passer que les jeunes filles de 13 à 18 ans qui seront destinées à assouvir les instincts sexuels des militaires, pour être ensuite versées dans des circuits de prostitution. Humiliation suprême pour une population ancestralement islamisée, déchue par le dénuement et la faim. Le gigantesque bidonville qui longe la voie ferrée de Dacca, la capitale, vomit ces relents pestilentiels pour livrer à une mort lente des milliers d’enfants malnutris et livrés à l’infection morbide de toutes sortes de maladies induites par la promiscuité et l’absence d’hygiène. Selon un expert autochtone, toute la population réunie de son pays produirait moins de G.E.S que la ville de New York. Et pour imager son propos, il demande en compensation du préjudice subi, le transfert d’une trentaine de villages en France et cinq ou six en Suisse. C’est dire toute la problématique des pays qui subissent les contrecoups d’un phénomène, dont ils n’en sont pas responsables. La Chine doit certainement constituer un cas d’école dans son statut de pollueur mondial et victime de la désertification. Elle paye actuellement un lourd tribut à la déforestation énergétique de l’ère révolutionnaire. Les dunes de sable, à quelques kilomètres de Pékin, font subir à sa population jusqu’à quatre tempêtes par an. Le phénomène de désertficication est accentué, dit-on, par les pacages des troupeaux de la Mongolie orientale. Ce phénomène climatique, peut-être à l’origine de confrontations interethniques sanglantes. Qu’adviendra-il des habitants de ces îles du Pacifique ou de l’Océanie et dont les territoires sont ou vont être immergées ? Voudront-ils un jour consentir à changer de nationalité à l’instar de cette île à qui il est proposé la fixation en terre australienne ? Il y va de l’effacement de tout un patrimoine identitaire et héréditaire amassé depuis des millénaires.

Le continent africain et sur lequel nous vivons n’est pas exempt des ressacs climatiques. La déforestation est sa plus suintante plaie. La République démocratique du Congo avec ses 1.450.000 km² carrés de forêt tropicale constitue le 2è poumon de la planète après l’Amazonie. Véritable piège à carbone, elle stocke, à elle seule, trois années d’émission du carbone mondial. Cette miraculeuse machine à recycler l’air que nous respirons, est, selon l’avis d’experts, le moyen le moins coûteux et le plus efficace pour un développement durable sans à coups. Il suffirait à la RDC et à l’Indonésie de s’inscrire, à l’instar du Brésil, dans un processus de reforestation pour que les effets d’irréversibilité soient inhibés. Le projet financé par la BIRD en RDC pour la plantation de manioc, a trois objectifs : fournir de l’aliment aux hommes et aux bêtes, produire du bois et capturer 2.000.000 de tonnes de carbone. Voici un modèle de projet intégré de développement durable. Les drames que ne cesse de vivre notre continent relèvent en partie de la main de l’homme, armée souvent d’une simple hache. Le lac Tchad, que se partagent quatre pays africains, est probablement l’illustration la plus tragique de la déchéance de la nature et par conséquent de sa fulgurante réplique à son agresseur. Cette immense mer intérieure d’eau douce couvrait dans les années soixante, près de 25.000 km² ; elle subvenait aux besoins alimentaires de près de 20.000.000 d’âmes. Son plan d’eau qui ne couvre plus que le 10è de cette superficie arrive à peine à fournir l’eau de boisson qui n’est plus potable du fait des déjections humaines et animales. La production piscicole, de 263.000 tonnes en 1977, est tombée à 56.000 tonnes à l’orée des années 1990. La faim et les maladies hydriques emporteront une bonne partie de la population infantile notamment ; pour les survivants, le binôme mortel les obligera à la migration forcée dans un fol espoir de terre promise. Les organisations non gouvernementales, présentent en force à Copenhague, interpellent par le pressing, les gouvernants à plus d’engagements solennels. Ils exigent dans une envolée solidaire, que certains appellent déjà : justice climatique, de faire payer les riches pour les préjudices faits aux pauvres. Les communautés scientifique et altermondialiste fixent le plafond du réchauffement climatique à moins deux degrés centigrades (-2°). Les chefs d’Etat attendus dans la capitale danoise sauront-ils faire de ce vendredi 11 décembre 2009, le jour béni, où l’humanité se sera rendue humblement compte, des torts causés à la nature pour faire amende honorable. Il faudrait aussi que l’on se rendre compte, qu’il n’existe à travers l’univers aucune autre planète de rechange. Il demeure, néanmoins, une seule question à poser à nos concitoyens et qui est la suivante : à combien de kilomètres d’Alger, trouve-t-on les premiers cordons dunaires ? Les dunes qu’on croyait avoir fixé sont inexorablement livrées aux avides pelleteuses du milieu du foncier immobilier. Y aura-t-il un jour, un copenhague national ?

Farouk Zahi

Conférence de Copenhague sur le changement climatique

Posted on 07 décembre 2009 (0)

Copenhague«Une chaleureuse bienvenue à Copenhague et à la Conférence des Nations unies sur le changement climatique 2009 », c’est par ces mots que s’est ouverte, lundi, la conférence de Copenhague. Quelques 15 000 délégués et observateurs venus de près de 200 pays y tenteront de s’entendre sur les moyens de lutter contre le réchauffement climatique. Leur objectif : trouver un accord pour remplacer le protocole de Kyoto, qui arrive à expiration en 2012.

Le président américain Barack Obama se rendra à Copenhague la semaine prochaine. Le monde entier attend de cette conférence une solution pour un avenir meilleur, a déclaré le Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen. Il est temps de produire des résultats, après deux ans de négociations visant à remplacer le protocole de Kyoto qui expire en 2012, a souligné, de son côté, le secrétaire général de la Conférence, Yvo de Boer. Pour en savoir plus, lire Copenhague : un sommet pour « sauver la planète »

Copenhague : un sommet pour « sauver la planète »

Posted on 07 décembre 2009 (1)

CopenhagueLa conférence des Nations Unies sur le changement climatique a débuté le 7 décembre 2009 par le visionnage d’un film présentant le changement climatique dans une perspective d’enfant. Le message lancé par les générations futures était clair : « S’il vous plaît, aidez-nous à sauver la planète! »

La cérémonie d’ouverture de la conférence des Nations Unies sur le changement climatique COP 15 à Copenhague a eu lieu au Bella Center, devant une salle comble. Le film présentant les effets du changement climatique sur la planète dans une perspective d’enfant, a clairement donné le ton de cette journée d’ouverture. Après des chants interprétés par la chorale de jeunes filles de la Radio danoise, le Premier Ministre danois, Lars Løkke Rasmussen, et le Maire de Copenhague, Ritt Bjerregård, entre autres, ont souhaité la bienvenue à l’ensemble des délégués.

« Le monde entier compte sur vous »

Lars Løkke Rasmussen a insisté sur le fait que le réchauffement global ne connaît pas ni limite ni discrimination: le réchauffement climatique frappe tout le monde et à tous les niveaux de la société. Il a estimé qu’il était temps de mettre en place un accord radical, et qu’un tel accord était aujourd’hui à portée de main.
« La volonté politique est là, nous vous soutenons. Mettons-nous d’accord sur une convention qui soit efficace, constructive et facile à mettre en œuvre. Soyez visionnaires. Le monde entier compte sur vous. »

Ritt Bjerregård a elle aussi adressé un message aux délégués rassemblés. « Aidez-nous à faire de Copenhague une « Hopenhague », une ville d’espoir, pendant ces deux semaines. S’il vous plaît, scellez l’accord ».

L’UE veut aller jusqu’à 30 pour cent

L’objectif est, qu’à la fin de la semaine prochaine, les négociations de l’accord sur le climat soient plus ou moins arrivées à leur terme, tout d’abord au niveau des délégués représentants les différents pays, et ensuite au niveau des ministres de l’environnement. Au moins 110 chefs d’État et de gouvernement sont attendus pour la phase finale de la conférence, pendant laquelle ils devraient, selon les plans, signer un nouvel accord sur le climat.

Le Ministre suédois de l’environnement, Andreas Carlgren, s’adresse au nom de l’Union européenne pendant la conférence sur le changement climatique.
« Je suis ici pour qu’un accord soit conclu. L’UE veut augmenter sa mise et passer de 20 à 30 pour cent de réduction des émissions, mais cela dépend des concessions réalisées par les États-Unis et par la Chine. La décision finale ne sera pas adoptée avant la phase finale de la conférence.

Une conférence écologiquement correcte

La conférence sur le changement climatique prend ses responsabilités. Les deux tiers de la nourriture qui est servie pendant la conférence est biologique et produite localement, et les bouteilles d’eau ont été bannies de l’enceinte de la conférence au profit de l’eau du robinet. Au lieu de remettre des souvenirs ou cadeaux coûteux aux milliers de participants, les organisateurs de la conférence ont désigné onze jeunes lauréats d’une bourse climatique. Ils reçoivent une bourse d’études de deux ans, leur permettant de réaliser un master à Copenhague et de transmettre par la suite leurs connaissances dans leurs pays d’origine respectifs. Source : présidence suédoise de l’Union Européenne

Changements climatiques : Le cri du cœur des OSC

Posted on 26 novembre 2009 (0)

0La 13e conférence des parties sur les changements climatiques (COP 15) se tiendra du 7 au 18 décembre 2009 à Copenhague, au Danemark. En prélude à cette rencontre d’importance, les organisations de la société civile burkinabè tire la sonnette d’alarme sur les conséquences des émissions de gaz à effet de serre et la nécessité pour les pays industrialisés et toute la communauté internationale de se pencher sérieusement sur cette menace planétaire.

Longtemps attendue, la 15e Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP 15) se tiendra, comme annoncé, à Copenhague (Danemark) du 7 au 18 décembre 2009. A l’approche d’un évènement qui suscite des espoirs à travers le monde, la société civile burkinabè fonde l’espoir de voir la rencontre aboutir à des résultats porteurs d’espérance pour les générations actuelles et futures.

Ce rendez-vous de Copenhague intervient à une période où bien des recommandations et des résolutions, issues d’instruments et de déclarations divers au plan international, peinent à trouver application. Il s’agit principalement du Protocole de Kyoto (en vigueur depuis le 16 février 2005) et de la feuille de route de Bali.

Pour l’atténuation des changements climatiques et pour une adaptation de l’humanité entière au phénomène, ces instruments ont proposé, entre autres, « l’efficacité énergétique, la protection des puits des réserves de gaz à effet de serre, la promotion de formes d’agriculture durable, l’usage des énergies renouvelables, le recours aux technologies écologiquement rentables »1.

Mais que d’atermoiements, plusieurs années après la signature de ces accords ! En persistant dans leur industrialisation non maîtrisée, les pays développés et émergents ont accru « entre 2000 et 2006 leur émission de gaz à effet de serre de 2,3% »2. Au vu de leurs prévisions énergétivores de développement, la situation pourrait s’exacerber et mettre le monde à l’épreuve des manifestations des changements climatiques.

Dans le monde, ces manifestations constatées sont principalement l’augmentation du niveau de la mer « qui croît en moyenne de 3,1 mm par année depuis 1993 »3. Quant aux températures, selon le Groupe d’Expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), « la température moyenne mondiale va croître de 0,2° Celcius tous les dix ans, à compter de 2007 ».4
Les populations sont vulnérables

Des études tant scientifiques qu’institutionnelles font suffisamment mention des effets négatifs et visibles des changements climatiques au plan hydrologique, environnemental, agricole et même socioéconomique. Le débit des rivières et la disponibilité en eau ont diminué dans les zones tropicales sèches. Les zones de sécheresse se sont étendues.

L’augmentation de la fréquence et l’intensité des précipitations ont accru les risques d’inondation. La capacité naturelle d’adaptation des écosystèmes a visiblement été dépassée du fait des pollutions par les gaz à effet de serre. Des espèces animales et végétales sont déjà en voie de disparition. Le potentiel de rendement agricole a diminué considérablement dans les pays tropicaux. Les populations tirant leurs revenus des ressources naturelles sont devenues davantage vulnérables. L’incidence de la malnutrition s’est élevée. Du fait des intempéries, les taux de mortalité et de morbidité ont connu une hausse relative. Les vecteurs de maladies infectieuses ont connu une redistribution au plan spatial.

A l’horizon 2025, le Programme d’action national d’adaptation aux changements climatiques (PANA) prévoit une augmentation des températures de 0,8° Celsius et une diminution des pluies de 3,4 mm. Le Burkina n’a pas été à l’abri de ces manifestations et de ses effets (en témoignent les inondations du 1er- Septembre dans le centre de notre pays). Selon le Programme d’action national d’adaptation aux changements climatiques (PANA), de nombreuses conséquences ont résulté des changements climatiques.

Au plan agricole, on observe un ensablement ou un envasement des lacs et plans d’eaux, une réduction des rendements agricoles, un appauvrissement des sols et des inondations qui ont sinsitré en septembre 2009 plus de 150 000 personnes. Au niveau de l’élevage, le pays assiste déjà à la baisse du disponible fourrager, à la propagation des maladies animales, voire la perte du cheptel, à la pratique à outrance de la transhumance et, subséquemment, à des conflits entre agriculteurs et éleveurs.

Dans le secteur de la foresterie, les conséquences enregistrées sont la disparition d’espèces animales, végétales et halieutiques, les feux de brousse, la migration de la faune et la baisse considérable du potentiel de biomasse. Beaucoup d’autres conséquences s’enregistrent en matière de santé des populations.

Au vu de cette situation préoccupante pour l’humanité tout entière, nous, organisations de la société civile burkinabè et signataires de la présente déclaration :

• Attendons de la COP 15 de Copenhague, des mesures sans faille pour lutter vigoureusement contre les changements climatiques et leurs conséquences enregistrées au plan social, économique et culturel ;

• réitérons notre attachement aux principes énoncés par le Protocole de Kyoto et la feuille de route de Bali. Nous soutenons aussi vivement le processus africain de lutte contre les changements climatiques et le Nouveau Pacte Vert pour l’Afrique ;

• prenons acte de la désignation du Président du Faso Blaise Compaoré, par ses homologues présents au Forum mondial du développement durable de Ouagadougou, pour prendre des dispositions en vue de partager les conclusions dudit forum avec les participants à la COP 15. Nous invitons le Président du Faso à saisir cette haute tribune pour signifier que le Burkina Faso et ses habitants vivent rudement les effets des changements climatiques dans la sous-région ;

• appelons les pouvoirs publics à prendre systématiquement en compte les changements climatiques et leurs effets dans l’élaboration des politiques et stratégies tant globales que sectorielles de développement ;

• recommandons aux Etats, groupes d’Etats et Institutions Internationales d’impliquer activement les organisations paysannes, la société civile, les femmes et les jeunes dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques et stratégies d’adaptation aux plans local, nationale, sous-régional, continental et international ;

• sollicitons des décideurs dans les Etats à économie agricole comme le Burkina, de mettre un accent particulier sur les secteurs les plus touchés par les changements climatiques. Ces secteurs sont : l’agriculture, l’élevage, l’hydraulique, l’environnement et la biodiversité ;

• attirons l’attention des institutions financières (Banque mondiale, Banque africaine de développement, Banque ouest-africaine de développement) et celles du système des Nations unies (PNUD et PNUE) à mobiliser et à décaisser efficacement plus de fonds dans le sens d’accompagner les actions d’adaptation et d’atténuation du phénomène ;

• plaidons pour que les conditionnalités d’accès au fonds du Mécanisme pour un développement propre (MDP) soient allégées afin de permettre aux pays africains en général et Burkina Faso en particulier de disposer de projets pertinents d’adaptation aux changements climatiques ;

• demandons aux Etats, aux grandes entreprises pollueuses et consommatrices d’énergies et aux populations mondiales, de substituer progressivement l’énergie fossile par celles renouvelables dont ils devraient ensemble contribuer à développer le potentiel ;

• appelons de vive voix, les Etats, les organisations sous- régionales et régionales, les organisations internationales, à soutenir les organisations paysannes, la société civile et les communautés à développer systématiquement des chaînes de solidarité en faveur des personnes victimes actuelles et éventuelles de catastrophes liées aux changements climatiques.

Ouagadougou le 26 novembre 2009
La Confédération paysanne du Faso (CPF)
La Fédération nationale des organisations paysannes (FENOP)
Le Secrétariat permanent d’organisations non gouvernementales (SPONG)
Le Réseau de veille sur la commercialisation des céréales (RVCC)
Association des jeunes pour le développement de l’Afrique (AJDA)
Association de coopération et de recherche pour le développement (ACORD)

L’Observateur

Notes :
1 – Cf. Article 2 du Protocole de Kyoto.
2 – Communiqué CONUCC du 17 novembre 2008.
3 – Communication de Salifou Sawadogo, ministre burkinabè de l’Environnement et du Cadre de vie, à la réunion régionale de l’Assemblée paritaire ACP-CE, tenue du 28 au 30 octobre 2009 à Ouagadougou.
4 – Voire 4e rapport 2007 du GIEC.

La pollution, une menace pour la santé des enfants

Posted on 19 novembre 2009 (0)

environnementLes habitants de la commune de Tizi, située à quelques kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Mascara, ont tiré la sonnette d’alarme concernant le phénomène de la pollution environnementale menaçant leur santé et celle des enfants.

Cette situation est provoquée par la poussière dégagée par le passage quotidien des camions de gros tonnage de la société chinoise CITIC à laquelle sont confiés les travaux de réalisation du tronçon de l’autoroute Est-Ouest qui traverse le territoire de la wilaya. Les habitants, particulièrement ceux dont les maisons se trouvent sur les principales artères empruntées régulièrement par ces engins, demandent le changement de l’itinéraire, notamment en dehors de leur ville, afin d’éviter les risques de pollution et des accidents qui menacent les enfants.

Même l’état des chaussées s’est dégradé par le passage des engins qui sillonnent le grand boulevard, en acheminant les graviers et le sable des carrières installées dans la région de Froha et Ghriss vers les différents chantiers de réalisation. On peut constater de visu le résidu de la poussière qui couvre les toits des maisons, les vitres des locaux commerciaux, ainsi que et sur les trottoirs.

K. Mostefa

Santé et environnement : signature d’un accord

Posted on 27 octobre 2009 (0)

bachelot-hopitalRoselyne Bachelot salue la signature de la convention portant engagement des établissements de santé dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. « C’est avec beaucoup de plaisir que je vais signer ce matin cette convention qui témoigne des profonds changements à l’œuvre dans le monde de la santé et consacre notre engagement collectif en faveur du développement durable. », a-t-elle déclaré.

« Le Grenelle de l’Environnement l’a bien montré : le développement durable est devenu, chez nos concitoyens, une exigence et une priorité. Grâce aux échanges suscités, chacun a pu s’emparer de ces sujets essentiels, qui concernent notre avenir commun et celui de nos enfants. Il s’agit là d’un progrès majeur, qui s’impose progressivement à tous.

Au cœur de la vie des Français, présent sur l’ensemble du territoire, le monde de la santé doit tenir compte de cette nouvelle réalité, à plusieurs titres, et continuer de s’y adapter.

Grand consommateur de ressources, il produit des déchets dont il doit évidemment se soucier. Garant de la santé publique, il lui revient de participer, de manière pérenne, au respect de notre cadre de vie. La qualitédes soins, qui, vous le savez, est au cœur de toute mon action, ne doit pas être atteinte aux dépens de l’environnement.

Au contraire, elle doit pouvoir être conciliée avec l’exigence de sécurité et le principe d’éco-responsabilité. Ensemble, nous avons à réfléchir aux moyens de diffuser la culture du développement durable au sein de l’hôpital, sans en rendre le fonctionnement plus complexe, ni engendrer des charges nouvelles pour les établissements.

En tant que ministre chargée de la santé, je me réjouis des initiatives fécondes qui ont d’ores et déjà été conduites en la matière par différents acteurs.

Tous, je veux vous remercier pour votre engagement exemplaire. Au quotidien, vous œuvrez pour faire en sorte que nos établissements de santé prennent toute leur part dans l’effort collectif que nous devons mener.

Cher Jean Leonetti, cher Antoine Dubout, je sais combien la fédération hospitalière de France (FHF) et la fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne privés à but non lucratif (FEHAP) se sont mobilisées, depuis près de trois ans, sur cette question essentielle. Que cet esprit visionnaire qui vous a animés reçoive aujourd’hui l’expression de ma profonde gratitude.

Pionniers, vous avez ouvert la voie à un changement des habitudes et des comportements. L’impulsion que vous avez su donner à cet élan en faveur de l’environnement doit constituer, pour l’ensemble des établissements de santé, un modèle à suivre.

Ensemble, en concertation, vous avez élaboré un document « fil conducteur » destiné aux établissements de santé qui souhaitent entrer dans la démarche de développement durable que vous avez initiée. Je crois d’ailleurs pouvoir dire que la fédération de l’hospitalisation privée (FHP) envisage de vous rejoindre.

Je le redis : sur des sujets aussi sensibles et aussi importants, nous avons tout à gagner à un large consensus.

Votre détermination a permis des avancées significatives : l’outil de recueil d’information que vous avez proposé, le « baromètre du développement durable en établissement de santé », est en ligne depuis 2008 ; plus d’une centaine d’hôpitaux y ont participé l’an dernier. Un comité de pilotage composé de professionnels de santé représentatifs et sollicités par vos deux fédérations en assure le suivi.

Ce baromètre pourra faire évoluer chaque année la convention que nous signons aujourd’hui, en fonction des résultats obtenus. C’est là le gage d’une meilleure adéquation à la réalité des établissements de santé.

Fondatrice, cette convention est le signe fort de la volonté des établissements de santé d’intégrer le progrès environnemental dans leurs actions, en partenariat avec les pouvoirs publics.

Sans reprendre de manière exhaustive le détail de ce texte, je voudrais revenir sur les principes directeurs qu’il contient et auxquels je suis particulièrement attachée.

Il s’agit d’évaluer objectivement la performance des établissements de santé en matière de développement durable ; d’intégrer les enjeux du développement durable dans les pratiques professionnelles des acteurs de santé ; de prendre en compte systématiquement les enjeux du développement durable dans l’évaluation des projets et dans les processus de décisions ; d’amplifier les programmes de formation et les actions de sensibilisation aux enjeux et aux projets de développement durable ; d’intégrer des critères de performance en matière de développement durable dans le management ; et d’envisager le développement durable des établissements de santé au niveau de leur territoire d’installation et d’influence.

Vous le voyez, c’est donc une convention ambitieuse. Car c’est ainsi, j’en ai la conviction, que nous parviendrons à relever ensemble le défi du développement durable.

Fondée sur le volontariat, cette démarche n’est pas isolée. Au contraire, elle vient compléter et renforcer un certain nombre de mesures déjà existantes.

D’abord, il faut rappeler l’obligation qui est actuellement faite aux établissements de santé, dans le cadre de la procédure de certification conduite par la Haute autorité de santé (HAS), de répondre à certaines recommandations touchant au développement durable.

Je pense en particulier à celle de favoriser l’utilisation de produits et de services ou d’activités ayant des conséquences moindres sur l’environnement. Je pense aussi à celle d’intégrer des clauses sociales et environnementales dans les cahiers des charges des sous-traitants.

De la même manière, le plan Hôpital 2012 prévoit que les projets immobiliers retenus doivent satisfaire à un ensemble de critères d’efficience, parmi lesquels figurent la qualité environnementale et la compatibilité avec l’objectif de développement durable. Un référentiel haute qualité environnementale (HQE) est d’ailleurs disponible depuis le 1er juillet 2008 ; une deuxième version est en préparation, qui intègre les dispositions du plan Climat 2004-2012.

Enfin, des actions sont également menées en matière de santé publique, comme le deuxième plan national santé environnement 2009-2012 (PNSE2), qui décline les engagements du Grenelle de l’environnement, en regroupant les aspects de santé humaine influencés par l’environnement, et notamment les pollutions environnementales.

Chacun l’aura compris, face aux enjeux majeurs de la protection de l’environnement et du développement durable, les efforts doivent converger.

En ce sens, la signature de cette convention marque une étape cruciale dans le monde de la santé, qui devra être prolongée et amplifiée. » (Discours de la ministre de la Santé et des Sports lors de la signature de la convention portant engagement des établissements de santé dans le cadre du Grenelle de l’Environnement.)

Le diéthyltoluamide, un répulsif anti-moustiques dangereux ?

Posted on 13 octobre 2009 (0)

MoustiqueUne équipe de chercheurs français viennent de révéler la toxicité neurologique du diéthyltoluamide (DEET) contenu dans certains répulsifs anti-moustiques. Bruno Lapied de l’université d’Angers (France) et Vincent Corbel de l’Institut de Recherche pour le Développement de Montpellier ont publié mercredi dans le journal spécialisé BMC Biology les résultats d’une étude qu’ils ont menées mettant en évidence la toxicité dudiéthyltoluamide (DEET). Selon les chercheurs français, cet insecticide inhibe l’acétylcholinestéras, une enzyme clé du système nerveux central, au même titre que les insecticides organophosphorés ou carbamates.

Le DEET agit en modifiant les perceptions olfactives du moustique afin de l’empêcher de piquer. « En effectuant des tests, nous avons constaté que des moustiques mouraient, ce que l’on observe avec un insecticide mais normalement pas avec un répulsif, explique Bruno Lapied. Sachant que la structure chimique du DEET est proche de celles de certains pesticides organophosphorés ou carbamates, nous avons cherché à montrer si, comme eux, il inhibait l’activité de l’acétylcholinestérase. »

Lors de tests in vitro, le répulsif ralentissait l’activité de l’enzyme tant chez l’insecte que sur des cellules nerveuses de souris. « Le mode d’action du DEET est très comparable à celui des pesticides organophosphorés ou des carbamates, même si nous ignorons encore s’il s’attaque au même site sur l’acétylcholinestérase », indique Bruno Lapied. L’effet du DEET, qui ne durerait que quelques secondes à quelques minutes, est toutefois beaucoup plus bref que celui des insecticides, précise M. Vincent Corbel.

Cette étude ne démontre pas que le DEET présente une toxicité nerveuse chez l’humain, mais elle soulève cette hypothèse. Davantage de recherches doivent être menées. « Nous ne disons pas que l’usage normal du DEET va tuer les gens, mais qu’à certaines concentrations et en combinaisons avec d’autres substances, il peut être dangereux, en particulier pour les femmes enceintes et les enfants », indique M. Corbel.

Ces résultats attirent l’attention sur la classification en vigueur dans l’Union européenne. Classé dans la catégorie des répulsifs et non dans celle des insecticides, le DEET relève de la réglementation des cosmétiques et non de celle, plus stricte, des pesticides. Le statut du DEET devrait changer, considèrent les chercheurs.

Liens entre Cancers et l’Environnement

Posted on 04 juillet 2009 (0)

AfssetL’Afsset vient de publier un avis sur les liens entre cancers et environnement et formule quelques propositions pour relancer une dynamique de prévention des cancers futurs. La relation entre les facteurs environnementaux et l’augmentation de l’incidence des cancers est une question complexe sur laquelle l’état des connaissances évolue rapidement. Le présent avis ne prétend donc pas résumer l’exhaustivité des connaissances dans ce domaine. Il peut être considéré comme un état synthétique des connaissances et des perceptions en France sur les principaux facteurs environnementaux cancérogènes avérés ou potentiellement cancérogénes. L’Afsset considère, qu’à l’avenir, il est nécessaire de faire régulièrement le point de l’évolution des connaissances dans ce domaine.

En 2006 l’Afsset a demandé à l’Inserm d’établir un rapport d’expertise sur les liens entre l’environnement et neuf sites de cancers. Ces localisations cancéreuses ont été retenues suite à une précédente expertise collective commanditée par l’Afsset à l’Inserm et restituée en 2005.

A la suite de la publication de ce rapport en octobre 2008, l’Afsset a décidé de rédiger un avis pour :

* Rendre compte de manière synthétique des principales conclusions de cette expertise, avec le parti pris de les présenter suivant une analyse par agents cancérogènes avérés ou débattus pour les neuf localisations identifiées. L’avis ne développe pas l’analyse des liens « cancers-environnement » par localisation cancéreuse, considérant que l’expertise Inserm a rendu compte de cette question.

* Compléter les recommandations de cette expertise en prenant en compte d’une part les points de vue d’organismes ou associations concernés par la thématique « cancers et environnement », et d’autre part les avis d’experts auditionnés par l’agence et appartenant à des disciplines complémentaires de celles de l’Inserm (toxicologues, épidémiologistes, économistes, sociologues, juristes …)

* Proposer des recommandations en matière de recherche et d’amélioration des connaissances, d’évaluation et de gestion des risques.

Ce document est destiné à l’ensemble des parties prenantes. Celles-ci incluent notamment les pouvoirs publics, les partenaires sociaux, les associations diverses et les organismes et équipes de recherche concernés. Il peut servir de base à une réflexion plus approfondie et à la planification d’actions dans ces différents champs.

La base essentielle de cet avis est l’expertise collective Inserm « Cancers et environnement » (Afsset-Inserm, 2008). Cet ouvrage de 889 pages, rédigé par 33 experts et auteurs avec 2 relecteurs est le résultat d’un travail de 3 ans ayant impliqué des chercheurs de disciplines différentes et complémentaires (santé travail, toxicologie, biostatistique, biologie moléculaire, génétique et surtout épidémiologie) appartenant soit à l’Inserm, soit à d’autres organismes (Universités, EHESP, IRSN, CHU, InVS, CIRC). L’avis prend en compte aussi le rapport de l’expertise Inserm de 2005.

Suite à l’expertise Inserm, l’Afsset a constitué un groupe de travail interne auquel ont été associés quatre experts rapporteurs externes à l’agence (voir la liste des membres du groupe de travail en début de cet avis). Ce groupe a défini une méthode de travail. Elle a consisté à synthétiser les principales données de l’expertise collective INSERM d’une part, et à auditionner un certain nombre d’experts et de représentants d’organismes pour recueillir leurs avis d’autre part. Cet avis a été soumis au conseil scientifique de l’Afsset.

La relation entre les facteurs environnementaux et l’augmentation de l’incidence des cancers est une question complexe sur laquelle l’état des connaissances évolue rapidement. Le présent avis ne prétend donc pas résumer l’exhaustivité des connaissances dans ce domaine. Il peut être considéré comme un état synthétique des connaissances et des perceptions en France sur les principaux facteurs environnementaux cancérogènes avérés ou potentiellement cancérogénes. L’Afsset considère, qu’à l’avenir, il est nécessaire de faire régulièrement le point de l’évolution des connaissances dans ce domaine.

Cadre de l’expertise collective Inserm

La définition de l’environnement, retenue dans l’expertise collective, est rédigée dans l’avantpropos du document comme suit : « Ces experts ont … considéré comme facteurs environnementaux les agents physiques, chimiques et biologiques présents dans l’atmosphère, l’eau, les sols ou l’alimentation dont l’exposition est subie et non générée par des comportements individuels… L’investigation prend en compte les facteurs de l’environnement général et ceux présents dans l’environnement professionnel. » Les auteurs précisent qu’ainsi, ils font la distinction entre l’exposition « subie » et celle « générée par les comportements individuels » en citant comme exemples le tabagisme passif et le tabagisme actif.

Ils indiquent également que cette définition concerne aussi bien l’environnement général que professionnel, même s’il existe des recoupements entre ces deux milieux car les mêmes cancérogènes peuvent s’y retrouver également. Toutefois, les expositions dans l’environnement général concernent un nombre de sujets beaucoup plus élevé, mais le plus souvent à des niveaux inférieurs à ceux observés en milieu de travail. Ces considérations justifient une évaluation séparée des risques en gardant à l’esprit les liens existant entre l’environnement général et le milieu de travail. La méthodologie de conduite de l’expertise de l’Inserm est présentée dans le rapport en annexe.

1 « Expertise collective Inserm : éléments de méthode ». Cette méthode inclut : l’instruction de la demande, la mise en place d’un comité de suivi et d’une cellule d’accompagnement de l’expertise, la réalisation de la recherche bibliographique, la constitution du groupe d’experts, une première réunion du groupe d’experts, une analyse critique de la littérature par les experts, une synthèse et des recommandations, une lecture critique du rapport et de la synthèse par des relecteurs, et la présentation des conclusions de l’expertise et sa mise en débat. Par ailleurs, l’indépendance de l’expertise et des experts lors de la conduite des expertises collectives de l’Inserm est rappelée dans cette même annexe.

La justification du choix des neuf sites de cancer est présentée dans l’avant-propos du rapport comme suit : « Une expertise collective « cancer, approche méthodologique du lien avec l’environnement » réalisée en 2005 par l’Inserm à la demande de l’Afsset avait permis d’identifier plusieurs localisations de cancers dont l’incidence (et parfois la mortalité) étaient en augmentation depuis une vingtaine d’années et pour lesquels il était particulièrement pertinent de rechercher l’impact de l’environnement à partir des données disponibles de la littérature. » (Voir ci-dessous les tableaux I, II, et III du rapport de l’expertise collective Inserm 2005).

Les tableaux de l’incidence et de la mortalité résument, pour un certain nombre de localisations cancéreuses, les augmentations constatées entre les années 1978, 1980, et 2000. Ils figurent dans le rapport d’expertise collective Inserm 2005 qui a servi de base à la sélection des 9 sites retenus lors de l’expertise 2008.

Les neuf localisations de cancers retenues par l’expertise Inserm 2008 sont : les cancers du poumon, les mésothéliomes, les hémopathies malignes, les tumeurs cérébrales, les cancers du sein, de l’ovaire, du testicule, de la prostate et de la thyroïde.

Deuxieme plan national santé-environnement

Posted on 13 novembre 2008 (0)

environnementCertaines maladies peuvent être indubitablement associées à la qualité de l’environnement. C’est le cas notamment du saturnisme, lié à une forte ingestion de plomb, à la légionellose, induite par une exposition aux légionelles qui peuvent se développer dans les réseaux d’eau chaude sanitaire ou dans les tours aéroréfrigérantes, ou encore de certains cancers, liés à une exposition à l’amiante.

Un autre exemple concerne la pollution atmosphérique, qui serait responsable de plus de 30 000 décès prématurés en France et de 300 000 en Europe selon l’OMS (exposition à long terme à la pollution atmosphérique particulaire, toutes sources d’émissions confondues).

Le programme national de surveillance des effets sur la santé de la pollution de l’air (PSAS 9) mis en place par l’Institut de veille sanitaire dans 9 villes françaises estime que le nombre de décès attribuables aux particules fines inférieures à 10 μm varie de 2 à 31 pour 100 000 habitants.

Pour d’autres pathologies, il n’existe pas de consensus au niveau scientifique sur leur origine génétique ou environnementale. Les cancers sont l’une des pathologies les plus étudiées dans ce domaine. Selon l’InVS, 5 à 10 % des cancers seraient liés à des facteurs environnementaux.

L’OMS estime cette part à 19 % mais cette estimation inclut les expositions passives au tabac. En ce qui concerne plus particulièrement les cancers liés à des expositions professionnelles, les estimations varient entre 4 et 8,5 % pour l’InVS alors que le CIRC les situe à 4 % chez l’homme et à 0,5 % chez la femme3. A l’inverse, selon une étude américaine4 menée sur près de 45 000 jumeaux, seul un cancer sur quatre aurait une composante génétique. Ainsi, trois cancers sur quatre seraient dus à notre environnement et notre mode de vie.

Comme l’indique le rapport d’expertise collective de l’INSERM, Cancer et environnement5, commanditée par l’Afsset, « une séparation trop tranchée entre mécanismes génétiques et environnementaux semble cependant particulièrement réductrice de nos jours ».

Malgré les incertitudes sur leur impact quantitatif, des actions sont nécessaires afin de réduire les impacts sur la santé des dégradations de notre environnement. La santé a un prix pour la collectivité des pathologies d’origine environnementale. Dans le cadre d’un travail effectué à la demande du ministère de la santé, un groupe d’étude coordonné par l’Afsset a tenté d’évaluer le coût pour l’Assurance maladie de certaines pathologies liées à la pollution (asthme et cancers).

Dr. Atangana Marcel, Paris © Buzz Santé